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L’OACI : 75 ans à rendre le ciel plus sûr

Le reportage de Jean-Michel Leprince

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Jean-Michel Leprince

Les Nations unies fêteront samedi les 75 ans de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), basée à Montréal. Elle joue un rôle essentiel : celui d’assurer la sécurité de 4 milliards de passagers par année, quelque 100 000 avions décollant chaque jour à travers le monde.

L’idée d’une organisation internationale a été lancée à la conférence de Québec en 1943 par les leaders américain, britannique et canadien de l'époque, Franklin Delano Roosevelt, Winston Churchill et William Lyon Mackenzie King.

Les guerres avaient montré le potentiel énorme de l’aviation. Elle permettait de transporter beaucoup de matériel et de personnes sur de longues distances en peu de temps.

En novembre 1944, les représentants de 52 pays se sont réunis à Chicago et ont fondé la nouvelle organisation, la plaçant sous l’égide des Nations unies. Le Canada étant déjà reconnu comme une grande puissance aéronautique, ils ont décidé qu’elle siégerait à Montréal.

La première réunion a eu lieu à l’hôtel Windsor, à Montréal.

Il s'agissait de trouver, d'identifier les menaces à la sécurité. Par exemple : quelle doit être la longueur d'une piste? Comment doit être fait le déneigement? Combien d'heures un pilote peut voler dans une seule journée? Et une fois que les États s’étaient mis d'accord, une norme ou une façon de faire était adoptée pour contribuer au développement du réseau aérien, explique le porte-parole de l’organisation, William Raillant Clark.

En 2016, les pays membres qui participaient à l'assemblée générale de l'OACI.

L'assemblée générale de 2016 de l'OACI.

Photo : OACI

Toujours de nouveaux défis

L’OACI doit aussi suivre et réglementer des défis technologiques incessants.

Aujourd'hui, par exemple, les drones.

Et depuis cette année, pratiquement tout le trafic aérien de la planète est suivi en direct grâce à un système de 66 satellites, ce qui permettra de raccourcir considérablement les trajets.

Perdre la trace d’un avion comme ce fut le cas du vol MH370 de Malaysian Airlines, en mars 2014, quelque part dans l’océan Indien, est ainsi devenu très improbable, selon l'OACI.

Le système de repérage satellitaire suit l'avion en direct et envoie l'information au sol.

Le système satellitaire déployé pour repérer en direct les avions en circulation.

Photo : OACI

Depuis 2016, la priorité est mise sur le développement durable de l’industrie.

Nous visons une croissance carboneutre à partir de 2020, et nous sommes très fiers que nos États membres soient parvenus à cette décision-là, souligne M. Raillant Clark.

Avec 700 employés – la plupart diplomates – et une centaine de nationalités représentées, l’OACI contribue au prestige de Montréal et à son économie.

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