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Innover pour le mieux-être de ses employés

Un chien couché devant un bureau où une femme travaille.

Cette employée de l'Unité régionale en loisir et sport Gaspésie-Îles-la-Madeleine vient parfois travailler avec son chien.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Isabelle Larose

Douche au travail, chien sous le bureau, café avec le directeur général, activités pour souligner les bons coups, dîner yoga : de plus en plus d'entreprises de la région mettent en place des mesures innovantes pour favoriser la santé et le mieux-être des employés.

Au-delà du salaire et des avantages sociaux, ces mesures peuvent avoir un effet décisif pour retenir et attirer de nouveaux employés dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

L’Unité régionale en loisir et sport (URLS) Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine fait figure de modèle dans le domaine. L’entreprise a présenté ses bonnes pratiques lors d'une journée de formation intitulée Devenez un leader engagé, organisée par la Table régionale Saines habitudes de vie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dans le but de conscientiser les employeurs à l’importance d’investir dans la santé et le mieux-être.

L'URLS se démarque par son ambiance de travail décontractée. Chaque lundi matin, durant la réunion d’équipe, les employés se délectent d’une collation préparée par un de leurs collègues.

Un bol avec un biscuit, et des employés en arrière plan.

À tour de rôle, les employés cuisinent une collation pour la réunion d'équipe.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Non loin de là, Pépin, le chien d’une employée, fait sa sieste au milieu des bureaux.

Sa propriétaire vient avec lui au travail de temps à autre. Elle fait son jogging avec Pépin à l'heure du dîner.

Un chien couché au pied d'un bureau

Pépin déambule dans l'aire de travail et change de bureau au gré de ses siestes.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Au retour, une douche dans les locaux de son travail lui permet de se rafraîchir sans avoir besoin de retourner à la maison. Cela favorise également les déplacements actifs pour se rendre au travail.

Une douche en milieu de travail.

Une douche est accessible en tout temps pour tous les employés de l'URLS.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

L’URLS est aussi reconnue comme un employeur qui facilite la conciliation travail-famille.

Nos employés ont eu 20 bébés en 15 ans, explique la directrice générale de l'URSL, Josée Darveau. Il y a eu beaucoup de souplesse dans la conciliation travail-famille parce que c’était un besoin des employés et l’employeur a fait la part des choses.

Une femme devant son ordinateur.

L'agente des communications à l'URLS, Ève Bourret, a pu modifier son horaire pour passer plus de temps avec ses trois enfants. « Ça a eu un gros impact sur le fait que j’ai eu envie de rester à l’URLS. Le côté conciliation travail-famille y est pour beaucoup », explique-t-elle.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La possibilité de faire du télétravail ou d’adapter son horaire ne fait pas seulement le bonheur des jeunes parents.

Dans mon cas, explique le chargé de projet en plein air de l’URLS, François Bélanger, la conciliation travail-famille est orientée vers les aînés. J’ai une maman âgée en résidence. Elle a besoin de soins et de se déplacer pour des rendez-vous et je peux utiliser un certain nombre de jours de congé pour des raisons comme ça.

Josée Darveau mentionne qu’il est arrivé à quelques occasions que ses employés refusent des postes avec des salaires plus élevés ailleurs. Cinq des neuf employés travaillent à l'URLS depuis plus de dix ans.

De plus en plus, résume-t-elle, le salaire ne vient plus en tête de liste. On parle beaucoup de la réalisation des employés, qu’ils se sentent utiles, qu’ils sentent qu’ils font une différence dans leur travail. La qualité de vie au travail, l’ambiance au travail, la souplesse, et le salaire vient après tout ça.

Une employée devant sa nouvelle fenêtre.

Cette employée de l'URLS a demandé qu'une fenêtre soit installée dans son bureau pour profiter de la lumière du jour, ce que l'employeur a accepté.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Des employés mobilisés chez Nergica

Au centre de recherche Nergica, à Gaspé, la direction applique ce qu’elle appelle une « gestion innovante ».

On accorde beaucoup d’importance au sentiment d’appartenance, l’esprit d’équipe, l’épanouissement professionnel et la participation des employés aux décisions de l’organisation, explique la directrice générale adjointe, Cybel Picard. Donc on a mis en place une multitude de tribunes pour que les employés puissent s’exprimer.

En plus de prendre part à des réunions d’équipe toutes les six semaines, les employés répondent à des sondages hebdomadaires en ligne, sur différents enjeux, pour faire part de leur appréciation de leur milieu de travail.

Les 35 employés de Nergica peuvent discuter régulièrement de leurs préoccupations directement avec le directeur général, grâce aux Cafés DG, un moment qui a lieu chaque semaine avec un groupe restreint d’employés.

Des gens assistent à une présentation.

Les Journées Nergica sont une occasion pour tous les employés de faire un bilan de l'année et de réfléchir à l'avenir.

Photo : Nergica

De plus, l’employeur organise chaque année les Journées Nergica, deux jours de réunion d’équipe à l’extérieur du bureau.

On consolide l’esprit d’équipe, explique Mme Picard, on fait le bilan de l’année et la planification de l’année suivante. On invite aussi des consultants externes pour venir nourrir certains éléments plus humains. L’an passé, un spécialiste est venu nous parler de la gestion du stress, donc on sort du cadre professionnel pour s’orienter sur l’humain.

En plus des activités récréatives organisées hors des heures de travail par le comité social, les employés de Nergica se regroupent quelques fois par année pour donner du temps, bénévolement à différentes causes.

Des bénévoles de Nez rouge.

Les employés de Nergica ont joué, en équipe, le rôle de raccompagnateurs pour Nez rouge.

Photo : Nergica

Une dépense ou un investissement?

Selon le président fondateur du Groupe entreprises en santé et ex-ministre délégué à la Santé, Roger Bertrand, qui parcourt le Québec pour offrir la formation Devenez un leader engagé, investir dans la santé et le mieux-être des employés est très profitable.

Un programme en santé et mieux-être bien structuré rapporte entre 1,60 et 4 $ par dollar investi selon les études disponibles. C’est rentable de le faire à tous égards.

Roger Bertrand, président fondateur du Groupe entreprises en santé

Je ne vois pas ça comme des coûts, ajoute Cybel Picard, je vois des gens qui sont mobilisés, motivés à accomplir un travail de qualité. Ça a un impact autant sur la quantité que sur la qualité du travail livré par la suite.

Ça joue un rôle dans l’attraction des employés, parce que la vie au bureau est stimulante et intéressante. Ça contribue beaucoup à la rétention des employés aussi.

Cybel Picard, directrice générale adjointe, Nergica

4 secteurs d’intervention en santé et mieux-être

  1. Saines habitudes de vie (ex. : organiser des pauses actives, défi santé pour les lunchs)
  2. Conciliation, travail-famille (ex. : télétravail, horaires flexibles)
  3. Pratique de gestion en santé physique et psychologique (ex. : reconnaître le stress, souligner les bons coups)
  4. Environnement de travail (ex. : activités pour favoriser l’esprit d’équipe, ajouter des fenêtres)

Roger Bertrand estime qu’il est de moins en moins difficile de convaincre des gestionnaires d’investir pour favoriser la santé de leurs employés.

On est devant des situations de rareté de main-d’œuvre, rappelle M. Bertrand, et de plus en plus les employeurs comprennent que s’ils veulent attirer les meilleurs talents et les fidéliser, il faut qu’ils aient des choses intéressantes à proposer en matière de santé et de mieux-être.

Selon un sondage réalisé par le Groupe entreprises en santé, un travailleur sur deux est prêt à changer d’emploi pour améliorer sa santé et son mieux-être.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé