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Aide financière pour le retour aux études : LASTUSE veut changer les règles

Gros plan sur la main droite d'une femme prenant des notes dans un cahier.

LASTUSE juge les règles discriminatoires.

Photo : iStock

Denis Lapierre

L'organisme communautaire d'aide aux sans-emplois LASTUSE part en croisade afin de faire changer les règles encadrant le soutien financier aux adultes qui choisissent de retourner sur les bancs d’école. Il prend en exemple le cas d'une mère de famille qui a fait ce choix et qui doit vivre avec une allocation de 51 $ par semaine, ce qui est aberrant, selon l'organisme.

Il y a deux ans, Valérie Néron a décidé de retourner en classe afin d'obtenir son diplôme d’études secondaires. Sans revenus, elle s'adresse à Services Québec pour présenter une demande d'aide financière, qui lui est refusée.

On lui explique qu'elle n'a pas droit à cette aide d’abord parce qu'elle est considérée comme une travailleuse autonome puisqu’elle a exploité une garderie en milieu familial qu'elle a dû fermer, et ensuite parce qu'elle a un conjoint capable de subvenir à ses besoins. Or, ce conjoint n'est pas le père de ses trois enfants et c'est elle qui assure seule les dépenses liées à ceux-ci.

Insatisfaite de la réponse de Services Québec, Valérie Néron se tourne vers son député, Sylvain Gaudreault, et quelques jours plus tard, elle apprend qu'elle a finalement droit à de l'aide.

Il [le gouvernement] paye les livres puis le service de garde, donc ce n’est pas un revenu parce que c’est déjà enlevé, donc c’est 51 $ par semaine.

Valérie Néron, étudiante

Pour le coordonnateur de LASTUSE, Sylvain Bergeron, ce montant est une véritable insulte, d'autant plus que l'aide diffère selon le statut des personnes.

Si on vient de l’aide sociale ou qu'on est comme madame était, sans soutien public, on a 51 $ par semaine pour faire de la formation. Si on vient de l’assurance emploi, on peut aller jusqu’à 300 $ par semaine. C’est discriminatoire, martèle Sylvain Bergeron.

Valérie Néron et Sylvain Bergeron discutent.

LASTUSE veut changer les règles entourant l'aide financière pour le retour aux études des adultes.

Photo : Radio-Canada

Il souhaite que les règles soient changées pour faciliter le retour aux études, d'autant plus que le Québec fait face à une importante pénurie de main-d'oeuvre.

Sylvain Bergeron a obtenu une rencontre avec la ministre Andrée Laforest à ce sujet lundi prochain.

Quant à Valérie Néron, elle devrait obtenir son diplôme d’études secondaires en juin 2020. Elle compte par la suite poursuivre ses études en soins infirmiers.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation aux adultes