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Les chiens dangereux dans la mire de Saguenay

Un chien de type doberman

Photo : iStock / cynoclub

Radio-Canada

Saguenay souhaite mieux encadrer la possession d’animaux domestiques sur son territoire.

D’ici à la fin décembre, le conseil de ville devrait adopter des mesures qui lui permettront d’euthanasier des chiens jugés dangereux et de forcer les propriétaires de chats à payer pour enregistrer leur animal.

Si un chien inflige une morsure à un citoyen, son degré de dangerosité devra être évalué par la SPCA ou par le Refuge des animaux. Les autorités municipales auront la prérogative d’euthanasier l’animal s'il est jugé trop agressif. Le processus sera encadré par des médecins vétérinaires et des spécialistes en comportement.

C'est vraiment l'exception à la règle, mais il faut qu’on puisse se permettre de faire ça. On le voit dans les nouvelles. Il y a toujours des cas extrêmes. Dans ces cas-là, on pourra aller plus loin dans le processus. Il ne faut pas penser qu'on va tuer tous nos animaux. C’est exceptionnel, assure la conseillère municipale Brigitte Bergeron, qui préside la commission services communautaires, vie de quartier et développement social.

Directrice générale de la SPCA Saguenay, Claudia Côté précise que l’organisme peut bénéficier des conseils d'une spécialiste.

Elle est membre du regroupement québécois des éducateurs canins du Québec et elle a suivi une formation avec une vétérinaire comportementaliste qui a fait les évaluations de la dangerosité à Montréal pendant plusieurs années. On s'est préparé pour faire ces évaluations-là et on a commencé à monter un protocole si le règlement est adopté, explique Claudia Côté.

Loi provinciale

Québec s'apprête d'ailleurs à adopter une loi qui encadrera l'évaluation des chiens dangereux. L'éducateur canin Simon Gaudreault, qui travaille surtout en prévention, a été consulté par le ministère de la Sécurité publique.

Ce n’est pas une science exacte mais au moins, il y a des méthodologies qui ont été développées. Est-ce que c'est un événement unique? Est-ce que c'est arrivé souvent? C'est quoi la sévérité? Est-ce que le propriétaire est responsable? C'est là qu'il ne faut pas que ça soit subjectif. Il faut vraiment que ce soit fait avec une méthodologie qui est appropriée.

Simon Gaudreault, propriétaire du Complexe canin du Saguenay.

L’enregistrement des chats à Saguenay est une tâche qui s’annonce colossale. Elle vise à réduire le nombre de chats errants. Les licences coûteront 20 $ pour les animaux non stérilisés et 10 $ sur présentation d’une preuve de stérilisation. L’argent sera versé à des organismes de protection des animaux.

La SPCA aura besoin de personnel supplémentaire pour recenser tous les cas, croit Claudia Côté.

Il faudra aussi prendre le temps d'expliquer les choses aux citoyens parce qu'on va demander le port de la médaille, donc l’utilisation de colliers élastiques sécuritaires pour éviter que les animaux puissent s'étrangler, poursuit-elle.

L’organisme SOS Stérilisation ne comprend pas pourquoi Saguenay opte pour cette méthode jugée archaïque, alors que la majorité des villes se tournent vers le micropuçage.

Cette méthode devient inefficace dans le contexte où des colliers, ça se perd et ça s'enlève. La micropuce, c'est un système qui est sécuritaire. C’est impossible de la retirer. C'est relié à une base de données et si la médaille est perdue, on sait immédiatement à qui l'animal appartient s’il entre dans un refuge, fait valoir Shirley Desbiens de l’entreprise SOS Stérilisation.

D'après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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Saguenay–Lac-St-Jean

Affaires municipales