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La cause du triple meurtrier Shakti Ramsurrun de retour en cour à Montréal

Shakti Ramsurrun, devant un mur, fixe la caméra.

Shakti Ramsurrun a été reconnu coupable des meurtres prémédités de ses deux beaux-parents et du meurtre non prémédité de son ancienne conjointe, en mai 2012, à Gatineau (archives).

Photo : Police de Gatineau

Radio-Canada

Plus de sept ans après les faits, la cause du triple meurtrier de Gatineau Shakti Ramsurrun est entendue par la Cour d'appel mercredi.

L'homme de 36 ans a été reconnu coupable en 2017 des meurtres prémédités de ses beaux-parents, Claude Lévesque et Louise Leboeuf, et du meurtre non prémédité de son ancienne conjointe, Anne-Katherine Powers.

Le tribunal avait alors condamné M. Ramsurrun à purger une peine de 25 ans de prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, refusant ainsi la demande de la Couronne, qui souhaitait que ses peines soient purgées de manière consécutive, c'est-à-dire en s'additionnant.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a demandé à la Cour d'appel d'infirmer cette décision, afin de porter à 35 le nombre d'années que le Mauricien d'origine devrait passer en prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.

L'avocat de M. Ramsurrun, quant à lui, porte en appel la décision du juge Éric Downs de la Cour supérieure du Québec de rejeter l'arrêt des procédures contre son client en vertu de l'arrêt Jordan.

Cette décision de la Cour suprême du Canada stipule qu'il ne devrait pas s'écouler plus de 30 mois entre l'inculpation d'une personne et le verdict en cour. Au total, un peu plus de 58 mois se sont écoulés entre les faits et le début du premier procès de M. Ramsurrun.

Anne-Katherine Powers et Shakti Ramsurrun.

Anne-Katherine Powers et Shakti Ramsurrun

Photo : Radio-Canada / Facebook

La défense soutient également que le juge de première instance a commis des erreurs en acceptant lors du procès le dépôt en preuve de plusieurs témoignages qui relèvent du ouï-dire.

La défense avance que ces témoignages étaient contradictoires, mensongers et qu’ils ont immanquablement eu un effet négatif sur le jury.

Une histoire décousue et troublante

Shakti Ramsurrun a rencontré Anne-Katherine Powers pendant une croisière en décembre 2009. En moins de deux ans, ils se sont fiancés, mariés et sont devenus parents d'un petit garçon.

Le couple habitait dans la demeure de Mme Leboeuf et de M. Levesque, à Aylmer. La relation entre le Mauricien et sa belle-famille se serait progressivement détériorée.

M. Ramsurrun serait finalement passé à l'acte après avoir découvert que son ex-conjointe avait prévu un premier rendez-vous amoureux avec un autre homme.

Après avoir tué ses beaux-parents et la mère de son enfant, le 23 mai 2012, le ressortissant mauricien a tout nettoyé avant de se sauver à Ripon avec son garçon. Il a par la suite fait demi-tour quelques heures plus tard pour revenir à Gatineau, où il a été arrêté, dans le secteur d'Aylmer.

Lors de son procès, l'accusé avait déclaré ne plus se souvenir du déroulement des meurtres. Qui est mort en premier? Je ne sais pas. Ce n'était pas dans mon contrôle. Je n'ai jamais planifié tuer personne, avait-il dit.

Des témoins ayant assisté au procès de M. Ramsurrun avaient alors affirmé que l'accusé avait donné au moins quatre versions des événements. Il n'était pas connu des autorités policières au moment des faits.

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Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites