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Agressions sexuelles : Aviva Canada rembourse le diocèse de Bathurst

Croix au sommet d'une église

Le diocèse de Bathurst est satisfait de l'entente intervenue avec la compagnie d'assurances Aviva.

Photo : iStock

François Vigneault

Le diocèse de Bathurst a finalement été remboursé par la compagnie d'assurances Aviva pour couvrir des dédommagements financiers versés aux victimes d'abus sexuels commis par des prêtres.

En octobre 2018, la Cour d'appel du Nouveau-Brunswick a demandé à Aviva de payer au diocèse un peu plus de 3 millions de dollars. La compagnie d'assurances, qui contestait la décision, avait demandé à la Cour suprême du Canada de trancher.

Mais en mai 2019, la Cour suprême a annoncé qu'elle n'entendrait pas cet appel. Il y a quelques semaines, le diocèse de Bathurst a reçu son paiement de la part de la compagnie d'assurances.

Le dossier est terminé, on a reçu le règlement, mais on a reçu moins que ce qui avait été initialement annoncé

Roger Savoie, administrateur financier au diocèse de Bathurst
Roger Savoie, en plan moyen.

Roger Savoie, administrateur financier au diocèse de Bathurst.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Roger Savoie, administrateur financier au diocèse de Bathurst, explique qu'une entente à l'amiable, pour un montant confidentiel, est survenue avec Aviva avant même la décision de la Cour suprême.

Il y avait un risque qu'on perde au niveau de la Cour suprême, ça fait que c'est là qu'il y a eu une entente de faite avec la compagnie d'assurances, indique-t-il.

L'argent reçu a été remis en grande partie dans un fonds qui sert entre autres à payer pour la formation des jeunes prêtres. La Cour avait autorisé le diocèse à utiliser l'argent de ce fonds pour indemniser une cinquantaine de victimes d'agressions sexuelles à la suite du processus de conciliation mené par le juge à la retraite, Michel Bastarache.

Mais ils ont dit : "Si vous avez gain de cause contre la compagnie d'assurances, vous devez renflouer le fonds". Ce qui a été fait avec les sommes, précise Roger Savoie.

Le diocèse s'était aussi servi de ses propres économies et avait contracté un emprunt pour pouvoir indemniser les victimes. Bien que le montant reçu des assurances soit inférieur aux déboursés, le diocèse est satisfait de l'entente.

Le père Wesley Wade, vicaire général au diocèse de Bathurst.

Le père Wesley Wade, vicaire général au diocèse de Bathurst.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Et si la page est tournée sur le plan financier, tout n'est pas oublié pour autant, selon le père Wesley Wade, vicaire général du diocèse.

Les séquelles sont encore là parce qu'il y a des victimes qui ont été blessées par l'Église. Il y a des personnes aussi qui ont des soupçons, des manques de confiance dans l'Église.»

Le père Wade indique qu'il n'y a pas de poursuites actuellement au civil de la part d'autres victimes potentielles contre le diocèse

On peut avoir des surprises dans le fond, mais le pire est passé dans notre diocèse. C'était tous des vieux cas de toute façon, mais il faut toujours être vigilant évidemment.

Il ajoute que le processus de guérison continue et que, dans certains cas, il est important de poursuivre l'accompagnement spirituel auprès des victimes.

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Crime sexuel