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Accueil triomphal pour Joëlle Boutin et bilan des oppositions

Joëlle Boutin, Mario Laframboise, Francois Legault

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Jonathan Lavoie

La nouvelle députée de la Coalition avenir Québec (CAQ), Joëlle Boutin, a été accueillie en grande pompe par ses collègues au Salon rouge. Au même moment, tous les partis d’opposition tentaient d’expliquer cette victoire convaincante de la CAQ dans Jean-Talon.

Dans les rangs de l’opposition officielle, Gaétan Barrette estime que la victoire de Mme Boutin avec 43 % des voix représente un jugement très sévère de la population de Jean-Talon.

Avec cette défaite dans ce véritable château fort libéral, le parti ne représente plus aucune circonscription à l’est de Montréal.

Gaétan Barrette, qui a récemment renoncé à se lancer dans la course à la direction du parti, soutient que le prochain chef devra tirer les leçons qui s’imposent, Gertrude Bourdon ayant récolté le quart des votes.

Si le prochain chef veut que le Parti libéral du Québec reconnecte avec les francophones, il y aura des positions à défendre qui ne sont peut-être pas les positions traditionnelles du Parti libéral du Québec, prévient l’ancien ministre de la Santé.

Gaétan Barrette, député du Parti libéral du Québec.

Gaétan Barrette, député du Parti libéral du Québec.

Photo : Radio-Canada

[Le prochain chef] devrait donc certainement être plus nationaliste, notamment dans la défense du français.

Gaétan Barrette, député libéral de La Pinière

Le ténor du Parti libéral du Québec juge aussi que les électeurs, même s’ils ont toujours raison au lendemain d’une élection, ont parfois la mémoire courte.

Ça envoie un message de satisfaction envers le gouvernement actuel. Ça envoie un message aussi assez clair que les gens ont oublié que ce gouvernement-là peut faire ce qu'il fait aujourd'hui parce qu'on a été là avant.

Le troisième lien, enjeu clé du vote?

Mardi après-midi, le ministre des Transports a déclaré que la victoire de Joëlle Boutin dans une circonscription de la capitale nationale était une indication de plus en faveur de la construction d’un 3e lien.

C'est un appui important que les gens de Jean-Talon donnent, dans une certaine mesure, au tunnel Québec-Lévis, a déclaré François Bonnardel, rappelant que la victoire de Joëlle Boutin mettait fin à une série de 18 victoires consécutives des libéraux dans Jean-Talon.

François Bonnardel, ministre des Transports du Québec.

François Bonnardel, ministre des Transports du Québec.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, le score de Québec solidaire, troisième avec 16,9 % des voix, témoigne de l’appui à cet important projet d’infrastructure promis par la CAQ.

J'ai cru comprendre que Québec solidaire en avait fait un enjeu électoral. À la fin, ils ont eu le résultat que vous connaissez très bien.

Chez Québec solidaire, le co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois admet d’entrée de jeu que son parti a tenté de faire du 3e lien la question de l’urne.

C'est ce qu'on a tenté de faire et je pense qu'on n'y est pas arrivés. Ceci dit, c'est un projet qui reste largement controversé, il n'y a pas d'unanimité ni de consensus sur ce projet, affirme le député de Gouin.

Les députés de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.

Les députés de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, l’absence de bureaux de vote sur les campus, comme cela se fait lors des élections générales, a nui aux chances d’Olivier Bolduc.

On souhaitait causer la surprise, et pour arriver à faire ça, on avait besoin d'un vote massif de la part des jeunes. Ça ne s'est pas produit et c'est ce qui explique notre 3e place.

Difficile à Québec

Au Parti québécois, Pascal Bérubé n’a pas semblé si surpris de voir son candidat Sylvain Barrette terminer quatrième avec 9,3 % des voix.

On est déçus, c'est sûr, mais on a bien travaillé. On a fait ce qu'on pouvait, on savait que ça allait être difficile à Québec, admet Pascal Bérubé.

Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois.

Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois.

Photo : Radio-Canada

Le message envoyé est toutefois selon lui très clair à l’endroit des libéraux.

Les Québécois voulaient se débarrasser des libéraux depuis un bon bout de temps, et là ils ont vu qu'il en restait encore dans Jean-Talon, ils n'ont pas pris de chance, a-t-il lancé en mêlée de presse.

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