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La commission d’enquête du BAPE sur l’amiante débute à Asbestos

Un panneau municipal de la ville d'Asbestos.

La commission d’enquête du BAPE sur l’amiante débute le 4 décembre 2019 à Asbestos.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Les premières consultations publiques se tiendront du 4 au 6 décembre dans l'ancienne ville minière. Elles donneront donc le coup d’envoi de la commission d’enquête demandée par le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette, il y a un peu plus d’un mois.

Par la suite, les consultations se déplaceront à Thetford Mines, du 10 au 12 décembre.

Des représentants de sept ministères – dont ceux de l'Environnement, de l'Énergie et de la Santé – ainsi que des représentants de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) seront sur place pour répondre aux questions des citoyens.

En février, une deuxième séance d’audiences publiques aura lieu. Les villes dans lesquelles elles se dérouleront ne sont pas connues pour le moment.

Les grandes attentes du maire d'Asbestos

Hugues Grimard, maire d’Asbestos, espère que non seulement les commissaires seront à l’écoute de la population, mais aussi des intervenants.

Ça fait des décennies qu’on parle de l’amiante chez nous, qu’on parle des normes et des règlements qui ne sont pas vraiment clairs, explique M. Grimard. J’ose espérer que l’ensemble des commissaires vont avoir une ouverture d’esprit pour vouloir avoir des faits et non des présomptions. Il faut qu’on s’assure que dans l’avenir, il y ait des choses concrètes, des règles applicables qui se fassent.

Le maire d'Asbestos fait notamment référence aux résidus miniers qu'il aimerait valoriser.

Pour moi, la période de l’amiante est passée. On est sur le créneau des résidus miniers, un produit qui a déjà été extrait et qui est déjà passé par une usine. On veut revaloriser les résidus pour en faire une matière première essentielle pour le développement du Québec, continue-t-il.

D’ailleurs, des élus municipaux d’Asbestos ont décidé, il y a quelques jours, de changer le nom de la ville  – un terme qui veut dire « amiante » en anglais – en 2020. Une décision qui a suscité beaucoup de réactions dans la région.

Établir un portrait de la situation

Dans une lettre datée du 19 septembre et dont Radio-Canada Estrie avait eu copie, le ministre Charette demandait au BAPE d’établir un portrait de la situation sur la présence d'amiante au Québec, son utilisation actuelle, les formes de valorisation et d’élimination [...].

Il souhaitait aussi connaître les répercussions de l’amiante et de ses résidus sur la santé, analyser la pertinence de développer un cadre de valorisation des résidus miniers amiantés [...] et en proposer un qui tient en compte à la fois des aspects économiques, sanitaires, sociaux et environnementaux.

Le Canada interdit maintenant l’amiante dans les nouvelles constructions et les rénovations. Ottawa a toutefois été lent à reconnaître les menaces posées par l’amiante, peut-être parce que pendant très longtemps, il se retrouvait au cœur du développement économique du Québec en particulier.

Les mines d’amiante ont été exploitées au pays de la fin des années 1800 jusqu’en 2011.

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