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L’application russe FaceApp considérée comme une menace potentielle par le FBI

Le téléchargement de l'application FaceApp est proposé sur un écran de téléphone.

Cet été, l'application FaceApp était au coeur d'une frénésie sur les réseaux sociaux qui consistait à publier une photo de soi vieillie artificiellement.

Photo : The Associated Press / Jenny Kane

Reuters

La grande popularité de l’application d’édition photo FaceApp, d’origine russe, préoccupe les autorités américaines. Le FBI a déclaré lundi qu’il considérait toute application mobile développée en Russie comme une « potentielle menace de contre-espionnage », en réponse à l’inquiétude soulevée par un sénateur américain au sujet de FaceApp.

L’application a vu sa popularité bondir cette année grâce à ses filtres, qui permettent de vieillir le visage des personnes les utilisant.

Le fait qu’elle soit russe a poussé le comité du parti démocrate à mettre en garde les candidates et candidats à l’élection présidentielle de 2020 qui seraient tentés d’utiliser cette application.

Le sénateur démocrate Chuck Schumer, chef du groupe démocrate au Sénat, a appelé le FBI et la Commission fédérale du commerce (Federal Trade Commission) à examiner la menace que présente cette application pour la sécurité nationale.

Moscou écoute

Il n’existe aucune preuve d’une communication des données des utilisateurs et utilisatrices au gouvernement russe. Toutefois, le FBI, dans une lettre rédigée en réponse à Schumer, a souligné que la capacité de Moscou à accéder directement aux communications par l’intermédiaire des fournisseurs de services Internet rend dangereuses toutes les applications développées en Russie.

Le FBI a aussi expliqué que les lois locales permettent aux services de renseignement russes d’accéder, à distance, à toutes les communications et aux serveurs sur les réseaux russes sans en faire la demande aux fournisseurs de services Internet.

Lancée en 2017, FaceApp a été développée par Wireless Lab, une entreprise située à Saint- Pétersbourg. Son PDG, Yaroslav Goncharov, est un ancien dirigeant de Yandex, connu comme le Google russe.

L’entreprise nie vendre ou transmettre les données de ses utilisateurs et utilisatrices à des tierces parties. Selon elle, les données ne sont jamais acheminées aux autorités russes, et la plupart des photos sont supprimées de ses serveurs dans les 48 heures.

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