•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Négociations au point mort à la veille d'une possible grève des enseignants

Des pupitres dans une classe d'école vide.

Les écoles secondaires seront fermées dans la province en cas de grève des enseignants.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce a répété mardi matin que le gouvernement veut conclure une entente pour un nouveau contrat de travail avec les enseignants du secondaire de la province afin d'éviter une grève d'une journée mercredi.

Il a ajouté que le gouvernement demeure à la table de négociation avec les représentants syndicaux de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO).

Aujourd'hui via notre médiateur, nous avons offert un nouveau cadre qui selon nous, permettra de garder [les représentants syndicaux] à la table.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

Pour les parents à la maison, nous montrons que nous allons faire tout ce que nous pouvons pour trouver des manières innovantes de garder leurs enfants en classe parce que leur éducation ne devrait pas être compromise, a dit le ministre lors d'un point de presse mardi matin.

Il semble toutefois que le syndicat n'ait pas été informé de cette proposition du gouvernement. Le président de la FEESO, Harvey Bischof, a affirmé quelques heures plus tard qu'il ignore de quoi le ministre parle. Il est clair pour moi que le ministre [...] ne comprend pas comment [le processus de négociation] fonctionne, a-t-il dit, ajoutant que les discussions n'avancent pas depuis plusieurs jours.

Après avoir été informé par les médias qu'une nouvelle offre avait été faite, j'ai envoyé l'équipe de négociation parler avec le médiateur et demander : "Avons-nous manqué quelque chose? Est-ce que l'autre partie nous a fait une offre?" Et la réponse du médiateur a été : "Non".

Harvey Bischof, président de la FEESO

Harvey Bischof a assuré compatir avec les parents qui devront trouver des solutions pour leurs enfants en cas de grève, mais selon lui, le syndicat se bat contre les compressions du gouvernement qui auront un impact sur la qualité de l'éducation dans la province.

Un homme assez jeune, en costume, à l'intérieur.

Le ministre Stephen Lecce (archives)

Photo : Radio-Canada

Stephen Lecce affirme que le point de litige principal concerne les salaires, alors que le gouvernement ontarien a récemment voté une loi afin de plafonner les augmentations annuelles à 1 % pendant trois ans pour tous les employés du secteur public.

Le syndicat demande des augmentations de salaire indexées sur l'inflation, ce qui représenterait environ 2 %.

Si les parties ne parviennent pas à s'entendre avant minuit, les membres du syndicat comptent accroître la pression sur le gouvernement en débrayant le temps d'une journée.

Les enseignants et employés de soutien représentés par la FEESO ont déjà entamé une grève du zèle il y a une semaine et sont sans contrat de travail depuis le 31 août.

Les employés de soutien représentés par ce syndicat comprennent notamment des secrétaires d’écoles, des aides-enseignants, des éducateurs à la petite enfance et ceux de l’enfance en difficulté ainsi que le personnel des bibliothèques, de l’animation culturelle et de l’informatique.

Impact dans les écoles francophones

Cette journée de grève aura un impact dans les écoles francophones et notamment celles du Conseil scolaire Viamonde où la FEESO représente le personnel de soutien administratif, pédagogique et technique notamment.

Le conseil a indiqué mardi par communiqué que ce débrayage amènera Viamonde à suspendre ses cours pour la journée [...]. Il n'y aura donc pas d'école demain, mercredi 4 décembre, pour les élèves de l'élémentaire et du secondaire. Viamonde précise que si une entente devait être conclue avant 21 h mardi, des informations seront publiées sur son site internet et les réseaux sociaux.

Le Conseil scolaire catholique MonAvenir fermera aussi toutes ses écoles pour les mêmes raisons. Il ajoute qu'en cas de grève, il se verra aussi contraint de fermer les quatre garderies qu'il gère : Mon petit jardin, Centre copains-copines, Porte-soleil et Les coccinelles zélées.

Les services de garde partenaires, dont les employés ne sont pas membres de la FEESO, pourraient quant à eux continuer d’opérer. Les services de garde communiqueront avec les familles concernées pour préciser quels services pourront être offerts.

Les membres du SCFP devront travailler

Dans une décision rendue en fin de journée mardi, la Commission des relations de travail de l'Ontario a affirmé que les membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui travaillent dans les écoles devront traverser les lignes de piquetage.

Il est entendu que les membres du SCFP, dans tous les conseils scolaires, qui sont prévus être au travail le 4 décembre 2019 doivent être au travail de la manière habituelle, sans égards aux lignes de piquetage, dit l'avis officiel de la Commission. Si vous ne vous présentez pas au travail, vous pourriez être en train de participer à une grève illégale [...].

L'avis de la Commission des relations de travail de l'OntarioAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avis de la Commission des relations de travail de l'Ontario

Photo : Commission des relations de travail de l'Ontario

Le SCFP qui représente 55 000 employés de soutien dans les écoles est pour l'instant le seul syndicat du secteur de l'éducation en Ontario à avoir conclu une entente avec la province et les conseils scolaires. La nouvelle convention collective a été ratifiée le mois dernier.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Éducation