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Il manque des sapins de Noël dans l’ouest du Canada

Trois sapins de Noël.

L'industrie des sapins de Noël vaut aujourdui 100 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Danielle Kadjo

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, des producteurs et vendeurs de sapins de Noël lèvent la voix pour parler de la pénurie d'arbres festifs.

Nous ne pouvons pas répondre à la demande.

Shirley Brennan, directrice générale, Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël

L’origine du problème remonterait à une dizaine d’années, selon Shirley Brennan, directrice générale de l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël.

Elle évoque notamment la récession de 2008, responsable d’une chute initiale de la demande des consommateurs. Le climat doux et humide des années suivantes a également endommagé de nombreux plants et contribué à la pénurie qui se fait sentir aujourd’hui.

Il faut 10 ans pour faire pousser un arbre, explique Mme Brennan. Lorsque la demande est élevée, nous ne pouvons tout simplement pas les planter assez rapidement.

Nous ressentons l’impact d’événements qui ont eu lieu dans la dernière décennie.

Shirley Brennan, directrice générale, Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël

Mais la pénurie n'est pas due qu'à de mauvaises circonstances, ajoute-t-elle : Notre industrie a travaillé très fort pour trouver un bon produit et on peut le voir avec la demande qui ne cesse d’augmenter.

L’industrie canadienne des arbres de Noël, qui valait 53 millions de dollars en 2008, en vaut désormais 100 millions.

Selon Tim Loewen, propriétaire de la pépinière Pine Meadows Tree Farms à Chilliwack, en Colombie-Britannique, le long temps de croissance du sapin est l’une des causes les plus importantes de la pénurie.

Il faut tellement de temps pour [faire pousser un arbre] qu’il est très difficile de prédire le marché et de s’adapter aux changements de ce dernier, explique-t-il. [Des années comme celles-ci] nous frappent une fois de temps en temps.

Le problème est le même aux États-Unis, ajoute-t-il. Pour la première fois, des vendeurs de sapins américains l’ont contacté en raison du manque d’arbres.

Habituellement, il n’y aurait aucune chance que nous fassions compétition aux planteurs de l’Oregon pour vendre des arbres à la Californie, dit-il. Mais c’est le cas cette année.

Le consensus chez les professionnels du temps des Fêtes est le suivant : achetez votre arbre de Noël avant qu’il ne soit trop tard et que vous ne deviez vous contenter d’un arbre artificiel.

Avec les informations de Clare Hennig

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