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Des lecteurs biométriques pour les employés au quartier général de la police à Winnipeg

Le but affiché est une meilleure surveillance des employés mais, pour l’Association des policiers, cette mesure est un « affront ».

Des mains appliquées sur un lecteur biométrique.

Les employés devront mettre leurs mains sur le lecteur avant d'entrer ou de sortir du bâtiment.

Photo : Shutterstock / Torin555

Radio-Canada

La police de Winnipeg va installer 11 appareils de haute-technologie permettant de reconnaître les mains des agents à l’entrée et à la sortie de son quartier général.

L’installation est prévue pour le début de 2020 dans le cadre d’un financement de 158 000 $ accordé par le conseil de la ville en 2018.

Ces lecteurs seront connectés à un logiciel de présence et permettront aux officiers supérieurs de savoir qui est dans le bâtiment à n’importe quel moment. À l’heure actuelle, les policiers utilisent des cartes à perforer qui, selon le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, sont obsolètes.

À l’heure actuelle, nous utilisons des listes et nous devons appeler les gens chez eux parce que notre système de planification est vraiment vieux.

Danny Smyth, chef de la police de Winnipeg

Dans une note de service, Danny Smyth souligne que cette nécessité de responsabiliser les policiers découle des problèmes du département de l’urbanisme. En septembre dernier, la Ville a dû renvoyer plusieurs employés de ce service pris en train de mener des affaires personnelles sur leurs heures de travail.

Il assure également que cela ajoutera aussi un autre niveau de sécurité au bâtiment.

Les scanners de la discorde

Ces nouveaux dispositifs contrarient toutefois l’Association des policiers qui estime avoir déjà fort à faire avec les potentielles compressions dans les ressources de la police de Winnipeg à un moment où les policiers sont de plus en plus sollicités.

Pour son président, Moe Sabourin, c’est une question de priorité. Il affirme avoir été surpris par cette décision alors que des systèmes sont déjà en place pour surveiller où sont les policiers.

Outre le fait que cela représente un affront fait aux agents, cela veut aussi dire qu’on ne nous fait pas confiance pour être sur notre lieu de travail pendant nos heures de travail.

Moe Sabourin, président de l'Association des policiers

Danny Smith admet que ce système engendre un peu d’angoisse interne et que ce n’est jamais le bon moment pour installer un tel système.

Le syndicat de la police soulève également des inquiétudes sur les données récoltées par les lecteurs. L’organisation demandera un avis juridique pour préciser qui aura accès à toutes ces informations.

Avec les informations de Bartley Kives.

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