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  • Des livres pour raconter la réalité des Premières Nations

    Photographie d'une aînée innue en couleurs.

    Portraits d'auteurs autochtones qui dépeignent la réalité des Premières Nations.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Auteurs et poètes des Premières Nations décrivent et racontent dans nombre d’œuvres la réalité autochtone. Petite incursion dans l’univers de ces relayeurs culturels par l’entremise de certains reportages de Radio-Canada.

    Louis Riel, poète

    Je pense que c’est ça qui nous touche au cœur. C’est pareil comme s’il me parlait aujourd’hui.

    Jocelyne Pambrun, Métisse du Manitoba

    Pour la plupart des Canadiens, le nom de Louis Riel est associé aux rébellions métisses de la rivière Rouge et du Nord-Ouest et à la création des provinces du Manitoba et de la Saskatchewan.

    Mais saviez-vous que Louis Riel était aussi poète?

    Téléjournal, 16 février 2009

    C’est ce que nous apprend le journaliste Pascal Robidas dans un reportage présenté au Téléjournal le 16 février 2009.

    Cet aspect de la personnalité du chef métis a été dévoilé lors d'une exposition, tenue à Winnipeg, qui présente des poèmes écrits par Louis Riel.

    C’est la Fédération des Métis du Manitoba qui présente ces documents historiques exceptionnels alors qu’elle venait de les acheter à une vente aux enchères tenue à Toronto.

    Excellent élève, Louis Riel a fait des études chez les Sulpiciens de Montréal.

    Il développera durant cette période une passion pour la poésie qu’il cultivera jusqu’à sa mort.

    Louis Riel a composé des vers jusque dans la cellule de la prison de Regina où il sera exécuté le 16 novembre 1885.

    Ces poèmes, écrits en anglais, expriment sa foi en Dieu et l’absence de crainte devant la mort à la veille d’être pendu.

    Le reportage du journaliste Pascal Robidas montre que les Métis, francophones ou anglophones, de l’ouest du Canada ont encore un profond lien affectif avec Louis Riel.

    Bernard Assiniwi, combattant de préjugés

    J’aimerais tellement au départ que les adultes nous connaissent et qu’ils puissent enseigner à leurs enfants des choses un peu plus véridiques sur ce que nous sommes.

    Bernard Assiniwi, 1972

    En 1971, l’écrivain et scientifique Bernard Assiniwi d’origine algonquine publie un recueil Anish-Nah-Be, Contes adultes du pays algonquin.

    Format 30 dimanche, 23 janvier 1972

    La journaliste Andreanne Lafond en profite pour réaliser une entrevue avec l’auteur qu’elle présente dans le cadre de l’émission Format 30 dimanche, le 23 janvier 1972.

    Bernard Assiniwi révèle qu’il écrit parce qu'il est las de voir des livres publiés sur les Autochtones produits par des Blancs.

    Ces derniers laissent insatisfaits les gens des Premières Nations, car ils n’arrivent pas à les décrire tels qu’ils sont vraiment.

    Par ailleurs, l’auteur s’est consacré à écrire des contes pour adultes par souci de transmission de ce qu’est la réalité indienne et pour combattre le racisme.

    « L’éducation se fait en famille », affirme Bernard Assiniwi

    Il espère qu’à la lecture de ses récits, des parents débarrassés de leurs préjugés feront des enfants sans préjugés.

    En 1999, l’Université du Québec à Trois-Rivières lui a décerné un doctorat honoris causa pour l’ensemble de son œuvre.

    Bernard Assiniwi est décédé en 2000.

    Naomi Fontaine, révélatrice d’un peuple

    Je suis née en 1987 à Uashat sur la Côte-Nord. J’ai écrit un livre sur mon peuple.

    Naomi Fontaine, 2013

    Second regard, 21 avril 2013

    Naomi Fontaine est une auteure née dans la nation innue. Le journaliste-réalisateur Jean-Louis Boudou de l’émission Second Regard nous présente son portrait le 21 avril 2013.

    En 2011, elle accomplit un exploit peu commun : révéler au monde par l’écriture la société innue contemporaine. D’une certaine façon, Naomi Fontaine les a mis au monde.

    En faisant cela, elle redonne de la fierté à un peuple que le système colonial avait rendu un peu honteux de faire partie des Premières Nations.

    L’acte de naissance s’intitule Kuessipan qui, en langue montagnaise, veut dire « À toi ».

    La démarche littéraire qu’entreprend Naomi Fontaine est cependant délicate.

    La société innue est minée par plusieurs maux : alcoolisme, incestes, suicides.

    Décrire cette réalité sans dénigrer sa communauté relève du défi.

    Mais lorsque Naomi Fontaine présente aux siens Kuessipan, ils l’accueillent de manière positive.

    Sa communauté perçoit que l’auteure rend aussi hommage à la résistance silencieuse menée par les générations précédentes face à l’adversité.

    La réception a été également favorable à l’extérieur de la communauté innue.

    Kuessipan est devenu un film, tourné par la cinéaste Myriam Verreault.

    Par ailleurs, ce livre a été finaliste pour le prix du Salon du livre de Genève en Suisse en 2018.

    Joséphine Bacon, messagère du Nutshimit

    À l’automne 2018, la journaliste Anne-Marie Yvon interviewe pour Espaces autochtones de Radio-Canada la poète Joséphine Bacon.

    Dans cette entrevue, la journaliste nous fait découvrir le parcours d’une femme d’exception.

    Née en 1947, Josphine Bacon a vécu une partie de son enfance dans un territoire peu connu par les non-Autochtones, le Nutshimit, l’arrière-pays innu, et sa toundra.

    Espaces autochtones, 26 novembre 2018

    Dans cet extrait d’entrevue du 26 novembre 2018, Joséphine Bacon raconte comment elle en est venue à écrire de la poésie.

    C’est la poète bretonne et auteure de récits Laure Morali qui l’entraîne sur la route des poèmes.

    Aimitiau! Parlons-nous! est publié en 2008.

    D'autres œuvres comme Bâtons à message / Tshissinuashitakana, Nous sommes tous des sauvages, Un thé dans la toundra et Uiesh - Quelque part suivent.

    En 2018, Joséphine Bacon a été nommée compagne de l’Ordre des arts et des lettres du Québec.

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