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L’idée d’exploiter de petits réacteurs nucléaires est remise en question

Theresa McClenaghan en entrevue dans les studios de Radio-Canada

Theresa McClenaghan, directrice de l’Association canadienne du droit de l’environnement, ne croit pas que les petits réacteurs sont «une solution viable au changement climatique».

Photo : CBC

Radio-Canada

Les petits réacteurs nucléaires au coeur du projet lancé par trois premiers ministres provinciaux ne sont pas une solution idéale, selon une juriste spécialiste des questions d'environnement.

La technologie en question soulève plusieurs questions comparativement à celles employées dans le cas de sources d’énergie renouvelable, selon la directrice de l’Association canadienne du droit de l’environnement, Theresa McClenaghan.

Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, de la Saskatchewan, Scott Moe, et de l’Ontario, Doug Ford, ont signé un protocole d'entente non contraignant, dimanche, pour le développement d'une technologie de petits réacteurs nucléaires afin de lutter contre les changements climatiques.

Les petits réacteurs nucléaires sont faciles à construire, ils sont plus sécuritaires que les grands réacteurs et ils sont considérés comme étant moins polluants que les centrales au charbon, ont expliqué les premiers ministres.

Ces réacteurs sont suffisamment petits pour trôner dans un gymnase, par exemple. Le concept a été soumis aux autorités réglementaires canadiennes en vue de l’obtention d’un permis.

Les trois premiers ministres estiment que l’emploi de ces réacteurs est un moyen d’aider le Canada à atteindre ses cibles en matière d’émissions de gaz à effet de serre, mais Mme McClenaghan exprime l’avis contraire. Elle ne croit pas qu’il s’agit d’une solution efficace pour lutter contre les changements climatiques.

Schéma du réacteur nucléaire

Le petit réacteur nucléaire de l’entreprise Ultra Safe Nuclear est conçu pour être transporté dans un conteneur.

Photo : Ultra Safe Nuclear Corporation

La technologie est à l’étape du développement, elle soulève plusieurs questions et il faudra encore des années de travail avant qu’on puisse s’en servir à grande échelle, dit-elle.

Quant à la lutte aux changements climatiques, Mme McClenaghan privilégie comme solution immédiate les technologies actuelles d’exploitation des sources d’énergie renouvelable.

Les réacteurs nucléaires ont beau être considérés comme étant de faibles émetteurs de gaz à effet de serre, ils produisent des déchets radioactifs, rappelle l’avocate. Le Canada n’a toujours pas de solution pour gérer ces déchets et les plans actuels en la matière ne tiennent pas compte de cette nouvelle possibilité, dit-elle.

L’augmentation du nombre de réacteurs en service au pays ferait aussi augmenter les risques que quelqu’un vole des matières radioactives à des fins criminelles, ajoute Mme McClenaghan.

Avec des renseignements de Harry Forestell, de CBC

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