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Les élèves du Manitoba derniers en sciences et en mathématiques

Gros plan de profil sur les mains d'élèves du secondaire qui écrivent dans leurs cahiers ou textent sur leur téléphone, en classe.

Soixante-dix-neuf pays ont participé aux tests du PISA organisés entre avril et mai 2018.

Photo : iStock / Lincoln Beddoe

Radio-Canada

Les résultats des tests du Programme international pour le suivi des acquis (PISA) révélés mardi montrent les bons résultats du Canada, mais un recul des résultats des élèves manitobains en mathématiques, en sciences et en lecture depuis les derniers tests en 2015.

L’évaluation du PISA est organisée au sein des membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et teste les aptitudes des élèves de 15 ans. Au Canada, vingt-deux mille élèves, dont 3000 manitobains, ont été testés en lecture, en mathématiques et en sciences. Dans ces trois catégories, les Manitobains sont en dessous de la moyenne nationale. En mathématiques et en sciences, ils sont en dessous de la moyenne de l’OCDE.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province avec un résultat inférieur à celui du Manitoba en lecture.

Les deux provinces ont aussi le taux le plus élevé d’élèves ayant une maîtrise insuffisante de la lecture. Cela signifie, selon le PISA, que leurs résultats n’ont pas atteint le niveau de base requis en lecture pour participer pleinement à une société moderne. Vingt-deux pour cent des élèves du Nouveau-Brunswick et 20 % des élèves manitobains sont dans cette situation.

Le ministre provincial de l’Éducation, Kelvin Goertzen, a refusé de faire des commentaires sur le rapport avant sa publication, mais assure qu’il y reviendra durant la période de questions à l’Assemblée législative.

Des données à mettre en perspective, selon la DSFM

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), Alain Laberge, indique que si le Manitoba se trouve parmi les provinces qui ont connu les résultats les plus faibles au Canada, les étudiants de la province ont obtenu des résultats supérieurs à ceux d’autres pays à travers le monde.

M. Laberge ajoute que la DSFM utilise beaucoup d’évaluations différentes pour analyser la réussite de ses élèves et que le PISA fait partie d’un ensemble de données étudiées. Le PISA est une donnée intéressante pour nous. Ceci dit, il faut comprendre que ce n’est pas un test développé à partir de nos curriculums. Ce sont des questions axées pour voir la compréhension d’un phénomène, d’une question, d’un problème.

Même s'il met les données en perspectives, Alain Laberge ne nie pas qu'il y a défis à relever. Le niveau de lecture qu’on a vu dans le PISA il y a 4 ans nous a fait réfléchir et nous a fait dire qu’on devait améliorer certains éléments, ajouter au niveau de la fluidité quand nos jeunes parlent, augmenter le vocabulaire, cite-t-il en exemple.

Selon le directeur général de la DSFM, différents acteurs ont leur rôle à jouer dans la réussite des élèves, tant le gouvernement provincial, la DSFM, que les parents.

On demande aux parents et aux élèves de lire à la maison parce qu’on sait que c’est un élément qui prédit la réussite, souligne M. Laberge. Si l’enfant lit en français, l’enfant va mieux comprendre, va mieux s’exprimer et ses résultats en mathématiques et en sciences vont être meilleurs parce qu’il va y avoir une meilleure compréhension de l’ensemble.

Un problème récurrent

Le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) est la deuxième méthode d’évaluation qui compare les élèves du Manitoba à leurs pairs des autres provinces. En 2014, ce programme avait aussi placé la province bonne dernière en mathématiques, en sciences et en lecture. À l’époque, cela avait créé un tollé et poussé le gouvernement néo-démocrate à amorcer une réforme du système d’éducation.

En tant que chef de l’opposition à ce moment-là, Brian Pallister avait souligné le manque d’action du gouvernement provincial.

Avec les informations de Kristin Annable et Abdoulaye Cissoko

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