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Ottawa veut des hélicoptères maritimes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Afin de remplacer sa flotte vieillissante de Sea King, le gouvernement Martin annonce le lancement d'un appel d'offres pour l'acquisition de 28 hélicoptères maritimes au coût de trois milliards de dollars.

Après des années de longues et coûteuses tergiversations, le gouvernement fédéral a donné le feu vert, mercredi, à un appel d'offres en vue d'acquérir 28 hélicoptères maritimes destinés à remplacer sa flotte vétuste de Sea King.

Il s'agit là, pour de nombreux observateurs, du premier signe tangible de la volonté du gouvernement Martin de renouveler l'équipement de l'armée canadienne, menacée de désuétude d'ici deux ans si aucune modernisation n'est entreprise.

Le programme d'achat des hélicoptères maritimes, le premier projet d'envergure visant l'acquisition d'armement depuis les dix dernières années, est évalué à quelque trois milliards de dollars et intervient au lendemain du gel des dépenses du gouvernement fédéral qu'a décrété Paul Martin, mardi.

Le projet comprendra, outre les 28 hélicoptères, un système de simulation et d'entraînement, un programme de modifications des navires qui serviront de plates-formes aux appareils et un important contrat d'entretien s'échelonnant sur 20 ans. Les constructeurs voulant entrer dans la course pour ce lucratif contrat auront donc jusqu'au 30 avril pour ce faire et le gouvernement Martin compte être en mesure d'annoncer le soumissionnaire choisi au cours de l'été 2004.

Les déboires de la flotte de Sea King de l'armée canadienne, devenue un véritable objet de risée, ont contribué à la décision d'entamer un programme de remplacement. Plus tôt cette année, un Sea King s'est écrasé sur le pont d'un destroyer de la marine, retardant son départ pour une mission dans le golfe d'Oman. Il est maintenant estimé que pour chaque heure de vol en Sea King, ces appareils vieux de 40 ans nécessitent près de 30 heures d'entretien.

Dix ans de controverses

En 1993, le premier ministre de l'époque, Jean Chrétien, s'était empressé, dès son accession au pouvoir, d'annuler un contrat qu'avait signé son prédécesseur, Brian Mulroney, pour l'acquisition de 50 hélicoptères maritimes au coût de 5,8 milliards de dollars. Le gouvernement canadien fut alors forcé de payer au fabricant une pénalité de 500 millions de dollars.

Cinq ans plus tard, devant l'incapacité croissante des militaires canadiens à remplir leur rôle de recherche et sauvetage, le gouvernement Chrétien a accordé au même fabricant un contrat de 790 millions de dollars pour l'achat de 15 hélicoptères Cormorant, une version moins performante de l'appareil initialement prévu.

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