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Des étudiants en médecine de l'Alberta critiquent le projet de loi 21

Des étudiants en médecine observent un médecin qui tient un cerveau humain dans les mains.

Plusieurs étudiants en médecine croient que le projet de loi 21, qui pourrait les forcer à aller travailler en milieu rural, n'améliorera pas la qualité des services de santé dans les régions éloignées des centres urbains.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada

Près de 70 étudiants en médecine ont rencontré le ministre albertain de la Santé à Edmonton afin de discuter du projet de loi 21. S'il est adopté, celui-ci forcera les futurs médecins à pratiquer en région pour pouvoir obtenir leur accréditation. Si le gouvernement albertain croit que ce projet de loi permettrait d’améliorer l'accès aux soins loin des centres urbains, les étudiants en médecine ne sont pas du même avis.

Si le projet de loi 21 est adopté, le gouvernement albertain pourra imposer de nouvelles règles pour l’obtention du matricule dont les médecins ont besoin pour être payés telles que l'imposition de la région où ils pourront pratiquer.

Nous demandons au ministre qu’il crée un comité et qu’il invite les gens qui vont être directement touchés par ces nouvelles mesures, comme les étudiants, explique Naik Arbabzada, étudiante en deuxième année de médecine à l’Université de l’Alberta.

La jeune femme aimerait rester près de sa famille, à Edmonton, lorsqu'elle finira ses études en médecine, mais craint que cela ne soit plus possible si le projet de loi 21 est adopté.

Je ne sais pas comment me préparer pour ma carrière, car on ne sait pas combien de matricules le gouvernement donnera dans chaque région ni comment il choisira ceux qui les obtiennent.

Naik Arbabzada, étudiante en médecine

Un métier difficile

Selon Naik Arbabzada, forcer de nouveaux médecins à s’installer en milieu rural n’améliorera pas les services de santé en région.

Envoyer des médecins inexpérimentés dans des régions où les besoins sont exigeants n’est pas une bonne façon d’améliorer les services de santé dans les régions rurales, affirme-t-elle.

La présidente de l’Association médicale de l’Alberta (AMA), Christine Molnar, est du même avis.

Nous avons besoin d'équipes de soutien et de nouvelles infrastructures, pas d'un afflux de jeunes médecins inexpérimentés, soutient-elle.

Ces médecins devront faire face à un environnement dans lequel ils devront être entrepreneurs, en plus de développer les compétences que les médecins en milieu rural doivent avoir. Être médecin en milieu rural est très difficile, ajoute-t-elle.

Un modèle qui a déjà échoué

En septembre dernier, le Nouveau-Brunswick a décidé d'annuler les restrictions sur les matricules après avoir conclu que ce système limitait le nombre de médecins en exercice et leur mobilité.

La Dre Molnar craint d'ailleurs que le même phénomène ne se produise en Alberta.

Des étudiants en médecine nous ont déjà dit qu’ils ne voudraient pas travailler en Alberta dans ces conditions, dit-elle.

Le ministre de la Santé de l'Alberta, Tyler Shandro, soutient cependant que la situation est différente en Alberta.

Contrairement au Nouveau-Brunswick, nous avons assez de médecins, ils ne sont simplement pas bien répartis géographiquement, affirme-t-il.

Avec les informations de Mirna Djukic

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