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Les conducteurs d’autobus du Grand Sudbury appuient l’installation de barrières vitrées

Une barrière de protection vitrée isole le chauffeur des passagers.

Lors d'un projet pilote d'un an, une barrière vitrée a été intégrée au compartiment dans un autobus. Elle permet la communication verbale mais empêche les contacts physiques avec les usagers.

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

Miguel Lachance

Les prochains autobus achetés par la Ville du Grand Sudbury seront équipés d’une barrière de sécurité pour protéger les conducteurs, si le conseil municipal approuve une recommandation du personnel de la Ville.

Un rapport, qui rassemble les données d’un projet pilote mené entre mars 2018 et février 2019 et qui suit la consultation auprès des chauffeurs et des usagers, a été présenté au comité des services communautaires lundi après-midi.

Les membres du comité ont voté à l’unanimité en faveur de la résolution, qui sera présentée à la réunion du conseil municipal du 10 décembre pour l'approbation finale.

Les élus membres du comité des services communautaires sont passés immédiatement au vote, sans poser de questions.

Changement de l'opinion générale des conducteurs

La Ville avait envisagé l’installation de barrières dans ses autobus en 2014, mais la grande majorité des conducteurs s’étaient prononcés contre l’idée.

Le Transit du Grand Sudbury, renommé récemment GOVA, a cependant accepté d’étudier de nouveau les avantages et inconvénients des barrières de sécurité après une agression armée contre un conducteur en mai 2017.

Selon le rapport préparé par Bruno Lafortune, gérant des opérations de GOVA, trois quarts des conducteurs sondés se sont dits en faveur de l’installation de barrières et le public, de façon générale, n’a pas soulevé d’objections.

Logan Bass, étudiant au Collège Cambrian et utilisateur fréquent du service GOVA, se sent en sécurité dans les autobus.

Logan Bass pose devant une station d'autobus avec un sac à dos.

Logan Bass, étudiant au Cambrian College, dit prendre l'autobus au moins 6 fois chaque jour.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Il raconte toutefois avoir été témoin d’interactions avec des passagers belligérants et il s’inquiète pour la sécurité des conducteurs.

Ils devraient être plus en sécurité pour leur travail, car ils offrent un service public important, affirme M. Bass.

Il croit que même si les barrières créent une certaine division entre le public et les conducteurs, il s’agit d’une idée intelligente.

Cet avis est partagé par Ron et Bruce, deux autres usagers interrogés lundi.

Besoin de rester vigilants

Selon le rapport, les barrières, combinées à une formation adéquate, fournissent un outil de plus pour assurer la sécurité des conducteurs.

Le personnel de la Ville admet cependant que les barrières ne protègent pas à 100 % contre les agressions et pourraient donner un faux sentiment de sécurité au conducteur.

Une barrière de protection vitrée qui entoure le chauffeur d’autobus.

La barrière vitrée ne nuit pas au confort des conducteurs ni à la circulation de l’air, selon les commentaires des employés de GOVA.

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

De plus, la présence de la barrière peut augmenter le risque d’accident si le conducteur n’adapte pas sa technique de conduite, car la vitre peut affecter le champ de vision.

Le rapport recommande l’installation de barrières vitrées avec une fenêtre coulissante, pour faciliter les interactions entre les usagers et les conducteurs, ainsi qu’une formation pour les nouveaux conducteurs.

Chaque barrière coûterait environ 6000 $, mais le prix est déjà inclus dans le budget d’acquisition des nouveaux autobus.

Avec les informations de Gabrielle Morin-Lefebvre

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