•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fin d'un service d'hébergement aux motoneigistes dans la réserve faunique La Vérendrye

Un chalet de bois en hiver. Des motoneigistes discutent autour de leur motoneige.

Le manque de main-d'oeuvre force les propriétaires à fermer le service d'hébergement cette saison.

Photo : Gracieuseté : Pourvoirie Pavillon de la Vérendrye

Boualem Hadjouti

Les motoneigistes qui se rendent en Abitibi-Témiscamingue par la réserve faunique La Vérendrye doivent parcourir environ 400 kilomètres pour trouver de l'hébergement.

C'est que la pourvoirie le Pavillon La Vérendrye située en bordure de la réserve a fermé son service d'hébergement cette saison en raison du manque de main-d’œuvre.

L'entreprise qui maintient le service d'essence et de restauration offrait jusqu'à 1500 nuitées par saison.

Le propriétaire Tristano Ricci doit travailler jusqu'à 100 heures par semaine, un rythme épuisant pour lui et sa conjointe.

Il reconnait que la fermeture de son hébergement va affecter le niveau d'achalandage dans le secteur.

Selon moi, il y en a plusieurs que ça va empêcher de prendre ce trajet-là dans l'avenir. Avec ce qu'on attendait des motoneigistes, il y en a plusieurs qui ne sont pas capables de faire des longues distances, ils vont peut-être choisir de faire le trajet ailleurs que par là, dit-il.

Déception chez les motoneigistes

Le président du Club motoneige Val-d'Or Denis Lefebvre regrette cette situation.

Il croit qu'une intervention du ministère du Tourisme est nécessaire pour éviter la réduction de service en sentiers.

Le réseau d'hébergement et de services a besoin d'être soutenu, et il va falloir que ça vienne du gouvernement, probablement du ministère du Tourisme qui perçoit des taxes d'hébergement, dit-il. Il va falloir qu’ils regardent pour soutenir peut-être certains types d'hébergements ou pourvoiries qui peuvent avoir des difficultés à certaines périodes de l'année.

La Fédération des clubs de motoneigistes rappelle qu'il est possible de rejoindre la région par d'autres sentiers, par le Sud ou le Nord.

Elle affirme que certains motoneigistes sont toutefois capables de faire 400 kilomètres par jour, mais croit bon d'avertir ses membres sur la nouvelle cette situation.

Un impact sur le réseau

L'administrateur régional Mario Poirier croit que la réduction de services en sentiers pourrait affecter le réseau.

Les services de ravitaillement sont les mêmes que les années passées, sauf qu'au niveau de l'hébergement, on veut absolument que les motoneigistes s'ils s’engagent dans la réserve, ils doivent s’attendre à faire un minimum de 8 heures en motoneige avant de trouver un autre hébergement, tient à préciser le responsable.

De son côté, Tourisme Abitibi-Témiscamingue ne s'attend pas à ce qu'il y ait des répercussions majeures, pour le moment.

La région est accessible par tellement d'endroits, les boucles sont multiples en région, les gens vraiment aguerris, c'est la clientèle qu'on a en Abitibi-Témiscamingue, il y a des gens qui n'auront pas peur de le faire [...] Mais il y a tellement d'autres alternatives autour, mentionne la directrice principale Stéphanie Lamarche.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Motoneige