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Groupe Capitales Médias : des retraités en colère devant des pertes de revenus de 30 %

Les retraités du Soleil étaient conviés à une réunion hier soir.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Radio-Canada
Mis à jour le 

Des retraités des journaux de Groupe Capitales Médias étaient furieux et déçus à l'issue d'une réunion organisée lundi soir par la direction.

L'objectif de la rencontre était de leur expliquer l'impact de la création de la coopérative sur leur fonds de retraite et leur régime d'assurances collectives.

La fermeture du fonds de retraite leur fera perdre entre 25 et 30 % de leurs revenus et ils n'auront plus accès au régime d'assurances.

« Ce que j'en comprends, c'est que les retraités, on est laissé pour compte », s'indigne Marc Saint-Pierre, retraité du journal Le Soleil.

On m'a promis une pension à vie. C'est un bout de papier maintenant qu'on jette à la poubelle et qui ne vaut plus rien. On a payé notre retraite, on a travaillé pour et maintenant, on nous coupe

Claude Vaillancourt, retraité du journal Le Soleil

Demandes aux Desmarais

Les retraités demandent à la famille Desmarais qui possédait les journaux jusqu'en mars 2015 de renflouer le déficit de la caisse.

« Ça ne se peut pas qu'ils laissent aller ça de même. Je leur demande. Réglez notre problème », intime Fernand Allaire, un retraité du quotidien Le Soleil de Québec depuis 25 ans.

« On vit un cauchemar. Ce n'est pas juste pour moi. Je pense à mes confrères et consoeurs de travail », insiste pour sa part Sylvain Lévesque, retraité du Soleil depuis moins d'un an.

C'est inacceptable. Ça va attaquer la santé de plusieurs personnes.

Sylvain Lévesque, retraité du Soleil depuis moins d'un an

Le président, conscient de la déception

Le président exécutif par intérim du Groupe Capitales Médias, Stéphane Lavallée, est conscient de la déception que vivent les retraités.

Celui qui a été nommé par le syndic pour diriger l'entreprise pendant la transition explique qu'il y a quand même un côté lumineux à l'histoire.

« On peut comprendre tous les sentiments de colère, de frustration de déception qui sont associés aux mauvaises nouvelles », a-t-il déclaré.

« Il faut aussi percevoir que le bon côté des choses, c'est la continuité des affaires. C'est la continuité de ces six médias, importants dans chacune des communautés où ils sont présents. »

Les employés perdent aussi

Il n'y a pas que les retraités qui seraient perdants dans le processus. Dans le cadre du transfert vers une coopérative, environ 15 % des postes des journaux seraient supprimés.

Par ailleurs, le salaire des 350 employés du groupe sera aussi gelé pour les deux prochaines années.

Les employés devront aussi verser 5 % de leur revenu pour contribuer au financement de la coopérative.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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