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L'Ontario légifère pour protéger les agriculteurs des militants des droits des animaux

Des militants des animaux dans un enclos pour dindes.

La loi ferait grimper les amendes en cas d'intrusion sur les propriétés agricoles et les usines de transformation des aliments.

Photo : Cranbrook Friends of Animals Society

La Presse canadienne

Le projet de loi, surnommé Loi de 2019 sur la protection contre l'entrée sans autorisation et sur la protection de la salubrité des aliments, a été adopté en première lecture à l'Assemblée législative de la province lundi.

Si elle est adoptée par la province, la loi ferait grimper les amendes en cas d'intrusion sur les propriétés agricoles et les usines de transformation des aliments, et rendrait illégale l'obstruction des camions transportant les animaux de ferme.

Le projet de loi propose des amendes pouvant atteindre 15 000 $ pour une première infraction et jusqu'à 25 000 $ pour les récidivistes, comparativement au maximum actuel des amendes de 10 000 $ pour violation de propriété.

Les agriculteurs et les travailleurs agricoles de l'Ontario méritent d'être en mesure de s'acquitter de l'important travail qu'ils accomplissent sans craindre pour leur santé et leur sécurité, a affirmé le ministre de l'Agriculture de l'Ontario Ernie Hardeman, ce sont eux qui produisent la nourriture que nous mangeons tous les jours et pris leurs expériences en compte lors de la rédaction de ce projet de loi.

Les éleveurs de bétail font pression sur le gouvernement pour qu'il poursuive en justice ceux qui s'aventurent sur leurs propriétés et qui manifestent devant les usines de transformation des aliments.

Le porte-parole de la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, Keith Currie, a déclaré que la communauté paysanne a été confrontée à des protestations et que des mesures s'imposaient.

En tant qu'agriculteurs, nous respectons le droit des gens à manifester , par contre, lorsque ce droit empiète sur une propriété privée, mettant en danger la sécurité de familles et des agriculteurs, il faut faire quelque chose, dit-il.

Des défenseurs des droits des animaux ont dit craindre ce projet de loi, prétextant que celui-ci pourrait faire en sorte que leurs droits soient bafoués par le gouvernement.

Camille Labchuk, directrice générale du groupe de protection animale Animal Justice, a déclaré que la législation est tout à fait effrayante et qu'elle aurait pour effet de restreindre la liberté d'expression si elle devient loi.

Elle croit que le projet de loi rendrait également illégal les visites clandestines sur les fermes ou dans des usines de transformation des aliments, ce qui signifierait que les groupes de défense des droits des animaux ne pourraient plus dénoncer les cas d'abus avec des lanceurs d'alerte.

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