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Pont sur le Saguenay : la Côte-Nord « se fait mener en bateau » par Québec

Des membres de la Coalition Union 138 et de la Société du pont sur le Saguenay ainsi que des élus de la Côte-Nord et de Charlevoix ont tenu une conférence de presse à Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Laurence Royer

La confiance est rompue entre le gouvernement Legault et la Société du pont sur le Saguenay ainsi que des élus de la Côte-Nord et de Charlevoix. Ils se sont regroupés lundi à Baie-Comeau pour lancer un message clair au ministre des Transports : sa position sur le désenclavement de la Côte-Nord est inacceptable.

Les élus nord-côtiers et les représentants de la Société du pont sur le Saguenay demandent au gouvernement d'actualiser les études sur la construction d'un pont à l'embouchure de la rivière Saguenay.

Selon l'échéancier du bureau de projet mis en place par le ministère des Transports, un appel d'offres doit être lancé pour attribuer un contrat de services professionnels pour mettre à jour des études antérieures à propos d'un éventuel pont.

Par contre, la semaine dernière, le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a dit vouloir prioriser le prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord plutôt que la construction d'un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, est déçu de l'orientation du gouvernement. La semaine dernière, ça a été comme un choc de se faire dire par monsieur Bonnardel que le dossier du pont, ce n’était pas vraiment important.

De gauche à droite : le président de la Société pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet et le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong.

De gauche à droite : le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet et le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

En septembre, le premier ministre François Legault avait aussi affirmé que la construction d'un pont sur le Saguenay était irréaliste.

La confiance rompue

Le président de la Société pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, affirme que la région ne fait plus confiance au gouvernement provincial. Le regroupement ne croit pas un mot de la volonté du ministre Bonnardel de prioriser le prolongement de la route 138.

Il n'y a même pas de mandat de donné pour faire les études pour terminer le parcours de la route 138. Des fois on a l'impression de se faire mener en bateau un petit peu, affirme, pour sa part, le maire de Sept-Îles et préfet de la MRC de Sept-Rivières, Réjean Porlier.

Le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet, estime même que la région est négligée par le ministre. Il n’y a toujours que deux tronçons planifiés qui apparaissent dans un quelconque horizon et le bureau de projet pour le pont est au point mort.

Martin Ouellet a d'ailleurs, la semaine dernière, déposé une motion à l'Assemblée nationale pour demander au gouvernement de la CAQ de reconnaître la nécessité de construire un pont à l'embouchure de la rivière Saguenay. Cette motion a été refusée.

Le NM Armand-Imbeau II sur le Saguenay

Depuis le 20 octobre dernier, le NM Armand-Imbeau II effectue des allers-retours sur le Saguenay pendant 16 heures presque tous les jours.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Plusieurs rencontres demandées

Le regroupement affirme avoir réclamé, à plusieurs reprises, une rencontre avec le ministre Bonnardel pour discuter des projets de désenclavement de la Côte-Nord. Le gouvernement n’aurait jamais répondu à ces demandes.

Malgré nos demandes et d’autres actions, c’est finalement un accident où un traversier a percuté le quai de Baie-Saint-Catherine qui l’a forcé à sortir de son mutisme, peut-on lire dans un communiqué signé conjointement par la Coalition Union 138, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord et la Société du pont sur le Saguenay.

Selon Réjean Porlier, le gouvernement aurait demandé aux élus de la région de travailler ensemble pour avoir l’appui du gouvernement. Or, cet appui n’aurait pas suivi les efforts de concertation de la région.

On nous a dit que si la Côte-Nord n’a pas réglé le désenclavement, c’est parce qu’on était divisé. Ça fait deux ans que la Côte-Nord s'organise, se mobilise. Elle est toute là la Côte-Nord. On est ensemble et là, une fois qu'on est ensemble, tout d'un coup on ne s'occupe plus de nous autres.

Puisqu’ils ne peuvent plus compter sur les canaux de communication avec le gouvernement québécois, le regroupement affirme qu’il va continuer de se mobiliser pour faire entendre leurs revendications.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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