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La Soupière de l'Amitié a maintenant un toit permanent à Gatineau

La bâtisse qui accueille la Soupière de l'Amitié, vue de l'extérieur.

Les nouveaux locaux de la Soupière de l'Amitié sont situés au coin du boulevard Maloney Ouest et de la rue Main.

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Audrey Roy

La Soupière de l’Amitié de Gatineau a finalement des locaux permanents pour offrir des services de soutien aux plus démunis et cuisiner ses propres repas.

L’organisme a désormais pignon sur rue au coin de la rue Main et du boulevard Maloney, dans les locaux de l’ancien restaurant Fridolin.

Les dernières années ont été particulièrement difficiles pour la Soupière de l’Amitié, qui a dû déménager à plusieurs reprises. L’organisme a entre autres dû abandonner les locaux qu’elle louait sur la rue Jean-René-Monette, à Gatineau, parce qu’ils étaient infestés de coquerelles.

Le groupe était depuis installé au sous-sol de l’église Nouvelle Alliance, mais les locaux étaient trop petits. Il fallait souvent servir deux tablées pour nourrir tout le monde, ce qui nuisait à l’esprit communautaire, selon l’organisme.

Ça fait environ cinq ans que la Soupière a des locaux temporaires. Enfin des locaux stables et permanents où on va pouvoir recommencer à cuisiner nos propres repas pour les gens, explique le directeur de l’organisme, Mathieu Déziel.

M. Déziel rappelle que l’organisme servait les repas préparés et livrés quotidiennement par la Soupe populaire de Hull.

La préparation des repas se fera en partie par des membres de la communauté. C’est tout un volet d'insertion sociale et professionnelle qui s’ajoute, une autre façon de lutter contre la pauvreté. On va impliquer au maximum les gens qui veulent aider, apprendre et acquérir de l’expérience, explique le directeur.

Entre 70 et 100 dîners seront servis quotidiennement aux gens dans le besoin.

Plus que des repas à offrir

Les locaux de la Soupière de l’Amitié sont maintenant ouverts de 10 h 30 à 13 h 30 tous les jours. En plus des repas servis, des services d’aide et du soutien psychologique seront offerts à ceux dans le besoin.

L'enseigne de porte indiquant les heures d'ouverture de la Soupière de l'Amitié.

La Soupière de l'Amitié s'installe dans les anciens locaux du restaurant Fridolin, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Des services qui n’étaient pas toujours possibles dans les locaux temporaires, comme le fait remarquer Jocelyne Levesque, membre du conseil d’administration.

C’est plus que manger à la Soupière. L’église qui nous a accueillis pendant un an, c’était extraordinaire, mais on ne pouvait pas ouvrir à 10 h et accueillir les gens qui devaient quitter les lieux après le repas, fait-elle remarquer.

Ici, on va pouvoir les accueillir le matin et les accompagner dans différentes actions. [...] Ils ont besoin plus que de la bouffe.

Jocelyne Levesque, membre du conseil d'administration

Mme Levesque ajoute que l’aspect social est très important. La Soupière de l’Amitié est souvent un lieu de rencontre, qui fait du bien aux visiteurs.

Je n’ai pas besoin d’eux autres vraiment pour manger, mais ça me fait sortir de chez nous. Ç’a été dur dans la dernière année, alors au lieu de tomber dans la boisson, je viens ici et ça me fait changer les idées et ça m’empêche de faire des conneries, confie Alain, qui utilise les services de la Soupière de l’Amitié depuis deux ans.

C’est tous mes amis, c’est toute ma famille, ajoute Jean Robert, qui utilise les services de l’organisme depuis 1992.

Une campagne de financement sera lancée d'ici quelques mois, pour aider à payer l'hypothèque de 350 000 $. La Soupière de l'Amitié a également reçu plusieurs dons et une aide financière du gouvernement du Québec pour payer la mise de fonds.

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