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Des ambulanciers de Québec testent un nouvel appareil de massage cardiaque

Éric Hamel et Nicollas Cappola-Daneau montrent l'appareil LUCAS.

Nicollas Cappola-Daneau, ambulancier paramédical à la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), et Éric Hamel, le directeur du service clinique, font la démonstration de l'appareil LUCAS.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Érik Chouinard

Les ambulanciers paramédicaux de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) se sont dotés de deux appareils mécanisés de réanimation cardiorespiratoire. Ces outils, aussi appelés des LUCAS, leur permettront de gagner en efficacité lors des interventions en cas d’arrêt cardiaque.

Le massage cardiorespiratoire, c’est très demandant. Il faut faire des compressions d’environ 2 pouces à une fréquence de 100 par minute. C’est quasiment un entraînement en soi. L’appareil permet de prendre la relève, indique Éric Hamel, le directeur du service clinique de la CTAQ.

Les deux appareils seront chargés à bord des véhicules des superviseurs et pourront être déplacés vers les lieux d’une intervention à la demande des ambulanciers paramédicaux.

Le superviseur devra ensuite se coordonner avec les paramédicaux pour minimiser le temps d’arrêt des manœuvres lors de l’installation de l’appareil. Les intervenants ont calculé que l'appareil peut prendre la relève en cinq secondes.

Optimiser les manœuvres en transport

On parle d’environ 500 arrêts cardiorespiratoires où on entreprend des manœuvres par année, dont environ 125 où on va transporter le patient à l’hôpital avec des manœuvres en cours, précise Éric Hamel.

C’est justement dans le contexte du transport que l’utilisation d'un LUCAS prend tout son sens, comme l'indique le directeur du service clinique. L’appareil, placé au-dessus du torse du patient, actionne un piston qui compresse automatique la poitrine du patient pendant que l'ambulancier paramédical supervise.

Un outil ambulancier de réanimation sur un mannequin.

Une aide mécanisée pour les ambulanciers paramédicaux, leur permettant de vaquer à d'autres soins.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Sans cet appareil, lors du transport, l’ambulancier paramédical doit se tenir au plafond d’une main et faire les compressions de l’autre. Notre réanimation était vraiment sous optimale, alors que l’appareil a démontré des résultats très intéressants, souligne Nicollas Cappola-Daneau, lui-même ambulancier paramédical.

La Coopérative a fait l’acquisition de la troisième génération de cet appareil LUCAS, développé en Norvège. Il a fait ses preuves aux États-Unis et en Europe. On est les premiers à le mettre en œuvre dans un contexte préhospitalier au Québec, note le paramédical.

Les résultats de premières utilisations dans la province seront compilés et serviront aussi aux fins de recherche.

Avec les informations de Mireille Roberge

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