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Mort d'un résident d'un CHSLD : les autorités de la santé réagissent

Un homme dans un lit avec un col cervical.

Guy Bastien, un résident du Centre d'hébergement Roland-Leclerc, souffrait d'une fracture du crâne et d'une hémorragie cérébrale.

Photo : Courtoisie famille de Guy Bastien

Radio-Canada

La ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann, a souligné l’importance de la formation pour le personnel en CHSLD, en réaction à la mort d’un octogénaire atteint de la maladie d’Alzheimer qui résidait dans un centre d’hébergement de Trois-Rivières.

Il faut s’assurer que tout le monde a la formation pour intervenir auprès d’une clientèle, par exemple, qui souffre d’alzheimer, a-t-elle déclaré. Elle souligne que 80 % des gens qui résident dans un CHSLD souffrent de problèmes cognitifs.

Un octogénaire qui habitait au Centre d’hébergement Roland-Leclerc a dû être transporté à l’hôpital vendredi après un incident qui se serait produit avec un gardien de sécurité.

Après avoir été alerté par le Centre, Marc Bastien s’est rendu au chevet de son père, Guy. C’est lui qui a pris la décision d’appeler les services d’urgence. Son père est mort dimanche. Une enquête du coroner est en cours.

Le CIUSSS va mener une analyse

Les autorités régionales de la santé ont tenu une conférence de presse mardi pour parler de l'incident.

Ce n'est pas d'emblée qu'[une personne subissant] un impact crânien va se faire transférer [à l'hôpital de Trois-Rivières], a expliqué la Dre Caroline Dostie, codirectrice médicale du soutien à l’autonomie de la personne âgée au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). On surveille le patient aux 15 minutes, aux 30 minutes pour voir s'il reste stable ou non, dit-elle.

On ne les transfère pas d'emblée [à l'hôpital], il faut qu'il y ait une notion de gravité, une notion de : il va y avoir quelque chose à faire.

Dre Caroline Dostie, codirectrice médicale du soutien à l’autonomie de la personne âgée au CIUSSS MCQ

Chaque personne qui a été soit un acteur ou un témoin des événements qui se sont produits seront rencontrés, nous allons colliger les actions qui ont été posées, assure le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Carol Fillion.

Les protocoles seront analysés pour déterminer s'ils ont été bien suivis et s'ils sont toujours adéquats. La famille de Guy Bastien sera aussi rencontrée.

Nous allons tout mettre en place pour que de tels événements ne se reproduisent pas et pour connaître réellement ce qui s'est passé ce week-end dans notre CHSLD.

Carol Fillion, président-directeur général du CIUSSS MCQ
Carol Filllion assis à une dable.

Le PDG du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSSMCQ), Carol Fillion, en conférence de presse lundi.

Photo : Radio-Canada

Cette analyse va nous permettre promptement d'établir un plan d'action, s'il y a lieu d'apporter des correctifs, affirme M. Fillion.

À savoir si les agents de sécurité sont bien outillés pour interagir avec les résidents de CHSLD qui ont des problèmes cognitifs, comme la maladie d'Alzheimer, ça fait partie des interrogations pour lesquelles on souhaite obtenir des réponses, soutient le PDG.

Une voiture de police devant un bâtiment avec l'inscription « Centre d'hébergement Roland-Leclerc ».

La police de Trois-Rivières s'est rendue au Centre d'hébergement Roland-Leclerc dimanche matin.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

Le CIUSSS intervient de façon soutenue et je pense que les mesures vont être prises auprès des équipes, s’il y a lieu, mais il faut d’abord laisser, l’analyse, l’évaluation, l’enquête se faire, a déclaré la ministre, en marge d’une conférence de presse lundi à Saint-Rémi.

Elle a aussi souligné que la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, travaille à l’élaboration d’une politique sur les soins de longue durée. Au sujet de l’embauche de personnel suffisant, la ministre soutient avoir fait des avancées cette année.

Une situation suivie de près par les syndicats

À l’instar du Service de police de Trois-Rivières et du Bureau du coroner, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) mène aussi sa propre collecte d'informations afin de savoir ce qui s'est passé du point de vue infirmier.

Cet été, des familles ont fait une sortie dans les médias pour dénoncer le manque d'infirmières au CHSLD Roland-Leclerc. Les ratios n'ont jamais été réajustés depuis.

Le président du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers affilié à la CSN, Pascal Bastarache, demande quant à lui une rencontre avec la ministre Danielle McCann.

Il veut notamment que la sécurité dans les CHSLD soit assurée par des agents d'intervention plutôt que par des agents de sécurité de firmes privées.

Pascal Bastarache se questionne sur la formation des agents de sécurité. Si le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) faisait appel à des agents d'intervention formés par le CIUSSS MCQ, les risques de problèmes diminueraient, selon lui.

Il remarque qu’il y a de plus en plus de cas de problèmes cognitifs lourds qui requièrent la présence d’un préposé par patient.

D’après les informations de Maude Montembeault

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Mauricie et Centre du Québec

Santé