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Laval décrète une hausse de taxes sous l'inflation

Les dépenses de l'administration Demers augmenteront de 5,3 % « pour améliorer les services », selon le cabinet du maire.

Le maire Demers en conférence de presse.

Marc Demers règne sur Laval depuis 2013. Il a présenté lundi son avant-dernier budget avant les prochaines élections municipales.

Photo : Radio-Canada

Le budget 2020 présenté lundi par l'administration du maire Marc Demers prévoit une augmentation de la charge fiscale de 1,4 % pour les immeubles résidentiels et non résidentiels de Laval.

La majoration imposée l'an prochain représentera une hausse de 50 $ pour une maison unifamiliale moyenne, qui vaut actuellement 358 013 $, selon le rôle foncier de 2020.

Cette légère hausse de taxes fera probablement l'envie des Montréalais, qui ont appris la semaine dernière que la leur atteindra 2,1 % l'an prochain, soit 0,2 % de plus que l'augmentation de l'indice des prix à la consommation de 1,9 % prévue par le Conference Board du Canada pour la région métropolitaine.

Mais, selon le Parti Laval, les résidents de l'île Jésus auraient plutôt dû profiter d'un gel de taxes en 2020. La formation politique, qui forme l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, fait valoir que la Municipalité a engrangé des surplus d'environ 40 millions de dollars en 2019 et récupéré près de 50 millions volés aux contribuables pendant l'ère Vaillancourt.

Le parti Action Laval, qui compte six élus au conseil municipal, estime lui aussi que la hausse de taxes annoncée lundi est inacceptable et continue de dénoncer le gaspillage de 10 M$ investis jusqu'ici dans le futur complexe aquatique de la municipalité.

Plus de dépenses

Au pouvoir depuis 2013, l'administration Demers a présenté lundi son septième budget, qui atteint 921,4 millions de dollars – une augmentation de 5,3 % par rapport à 2019.

La différence de 46,1 millions de dollars servira à améliorer les services, selon le cabinet du maire. Mais elle permettra aussi de réinvestir dans les infrastructures, qui ont été trop longtemps négligées, admet le premier magistrat de la municipalité.

Les parcs, les arénas, les routes, les égouts, les aqueducs ont été négligés pendant bien des années, a rappelé M. Demers en conférence de presse. Ce que les citoyens nous demandent, c'est d'avoir le même service à Laval que dans les autres villes. Alors nous devons remettre à niveau nos infrastructures.

Il y a un rattrapage dans l'ensemble des infrastructures qu'il faut faire, et pour faire ce rattrapage-là et les mettre à un niveau acceptable, il faut investir des sous.

Marc Demers, maire de Laval

L'an dernier, la Ville de Laval avait décrété une hausse de taxes de 1,8 %, ce qui correspondait à l'inflation prévue.

Quant au plan triennal d'immobilisations (PTI) 2020-2022 qui a été présenté en même temps que le budget de fonctionnement 2020, lundi, il prévoit 1,1 milliard de dollars d'investissements dans les infrastructures de la municipalité au cours de trois prochaines années.

Tableau de cinq exemples de dépenses : les infrastructures routières (72 M$); le projet de biométhanisation (100 M$); le complexe aquatique (43 M$); le nouveau poste de police (29 M$); et deux nouvelles casernes de pompiers (28,5 M$).

Le PTI a permis à l'administration Demers de présenter (ou de représenter) ses priorités pour la période 2020-2022.

Photo : Radio-Canada

La ville de Laval compte 437 000 habitants, ce qui en fait la troisième municipalité en importance au Québec, après Montréal et Québec.

Avec la collaboration de Jean-Sébastien Cloutier

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