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De plus en plus de jeunes ont besoin d'un placement d’urgence en Nouvelle-Écosse

Un ourson en peluche entouré de petits jouets.

Le ministère des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse aimerait pouvoir compter sur un plus grand nombre de familles d'accueil.

Photo : CBC/Rick Gibbs

Radio-Canada

Le nombre de jeunes en Nouvelle-Écosse qui ont eu besoin d’être placés d’urgence dans un hôtel, une maison ou un appartement a monté en flèche ces trois dernières années.

Cette croissance survient au moment où le ministère des Services communautaires connaît une pénurie de foyers d’accueil pour certains cas qui peuvent être particulièrement complexes.

Du 1er septembre 2016 au 31 août 2019, le ministère a requis un placement d’urgence et sécuritaire à 249 occasions pour 201 jeunes. Certains d’entre eux ont eu besoin de plus d’un placement.

Au total, ces jeunes ont passé 23 940 jours dans des hôtels, des maisons, des appartements ou des chalets, peut-on lire dans des documents obtenus par CBC en vertu d’une demande d’accès à l’information.

Près de 30 millions de dollars

Le coût total de ces placements, qui comprend pour chaque jeune l’emploi de deux aidants contractuels, s’élève à 29,9 millions de dollars.

Il s’agit d’une hausse considérable comparativement aux années précédentes. Du 1er septembre 2014 au 31 août 2016, il y a eu 20 placements d’urgence pour une durée totale de 2369 jours et des coûts totaux de près de 2,6 millions de dollars.

Les placements d’urgence peuvent être nécessaires lorsque les choses ne marchent plus dans un foyer d’accueil, explique la directrice des services de placement au ministère des Services communautaires, Wendy Bungay.

Un placement d’urgence peut aussi devenir nécessaire lorsqu’un jeune est pris en charge par la province et qu’il n’y a pas d’autre placement possible à ce moment ou lorsque la situation du jeune rend impossible son placement ailleurs, par exemple pour des raisons médicales, légales ou de comportement, précise Mme Bungay.

Plusieurs de ces jeunes ont des besoins complexes, c’est pourquoi trouver un placement approprié pour eux est parfois un défi, souligne-t-elle.

Wendy Bungay interviewée dans son bureau

Wendy Bungay est la directrice des services de placement au ministère des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Les placements pour des raisons de sécurité peuvent durer jusqu’à 28 jours, prévoit-on. C’était le cas de 97 placements du 1er septembre 2016 au 31 août 2019, mais d’autres ont duré beaucoup plus longtemps.

La durée de 90 autres placements variait de 29 à 99 jours. Dans 46 autres cas, le placement a duré de 100 à 299 jours. Seize autres placements ont duré 300 jours ou plus et trois autres ont duré plus de 700 jours.

Le ministère a noté une hausse ces deux dernières années et il cherche des solutions de rechange, particulièrement dans le cas des placements d’urgence de longue durée, indique Wendy Bungay.

Une des solutions consiste à essayer de placer le jeune chez d’autres membres de sa famille. C’était le cas de 31 placements d’urgence effectués durant cette période. Le placement d’urgence peut aussi servir tandis qu’un membre de la famille est évalué pour accueillir un jeune, explique Mme Bungay.

De l'aide de la communauté

Étant donné qu’au moins un quart de ces jeunes ont un handicap, le ministère prépare aussi un plan qui fait appel aux programmes d’appui de la province en la matière. Il est question de créer 12 petits foyers communautaires (Small Option Home) pour accueillir 19 jeunes qui ont eu un placement d’urgence. Trois jeunes parmi ces derniers sont déjà dans un tel foyer. On prépare un plan de transition pour les 16 autres, qui seront desservis par des fournisseurs de services contractuels, selon le ministère. Les petits foyers communautaires peuvent accueillir de 4 à 12 personnes chacun.

Le ministère fait aussi appel aux services du programme sans but lucratif Key Assets pour aider six jeunes dont le cas est plus complexe, ajoute Mme Bungay. Une équipe multidisciplinaire leur offrira des services jour et nuit.

Le but est de trouver un placement communautaire pour chacun de ces jeunes, que ce soit dans leur famille, dans une famille adoptive ou ailleurs, et le plus tôt possible, affirme Wendy Bungay

À la recherche de familles d’accueil

Le ministère des Services communautaires compte environ 680 familles d’accueil qui veillent sur 65 % des enfants sous la responsabilité de l’État.

Wendy Bungay aimerait compter sur 300 familles d’accueil de plus. Il vaut mieux en compter plus que nécessaire, selon elle. Cette solution est toujours la meilleure lorsqu’aucun membre de la famille du jeune ne peut l’accueillir, conclut Mme Bungay.

Avec les renseignements de Michael Gorman, de CBC

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