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Les 1400 syndiqués de Paccar rejettent une deuxième offre patronale

Une première offre patronale avait été rejetée à 61 % vendredi dernier.

Des travailleurs lèvent le poing en scandant des slogans.

Quelque 80 % des syndiqués se sont prononcés contre l'offre de la partie patronale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le lock-out va se poursuivre à l'usine de fabrication de camions Paccar, à Sainte-Thérèse. Les 1400 syndiqués de la compagnie ont rejeté lundi une deuxième offre patronale dans une proportion de 80 %.

Les membres de la section locale 728 du syndicat Unifor se sont prononcés sur l'offre lundi matin, lors d'une assemblée syndicale tenue à huis clos dans un hôtel de Laval.

Au terme d'une semaine de négociations intensives, les syndiqués avaient rejeté vendredi dernier une première offre patronale dans une proportion plus faible de 61 %.

Les syndiqués de Paccar ont été mis en lock-out depuis dans la nuit de samedi à dimanche, soit immédiatement après que leur convention collective est arrivée à échéance.

Les négociations entre les parties patronale et syndicale s'étaient tout de même poursuivies et avaient abouti au dépôt de cette deuxième offre.

Le représentant national d'Unifor au Québec, Martin Lambert, soutient que le vote donne un mandat clair au syndicat en vue du retour à la table des négociations.

C’est une usine qui est rentable, qui fait de l’argent. C’est une compagnie qui est milliardaire. Donc c'est une compagnie qui a les moyens de payer les gens qui leur font faire des profits. C'est ce qu’on va réclamer.

Martin Lambert, représentant national

Plusieurs syndiqués rencontrés après le vote ont admis sans détour à Radio-Canada qu'ils se sont prononcés contre la proposition patronale.

Le pourcentage [de rejet de l'offre] a augmenté. Ça va juste nous rendre plus forts. Les boss vont avoir peur, a commenté l'un d'eux. On peut se battre pour avoir mieux, a renchéri un autre.

Les gens sont tannés de se faire manger la laine sur le dos. Là, l’employeur va s’apercevoir que, comme notre syndicat, on est unis et forts.

Une syndiquée de Paccar

Plus tôt en matinée, des syndiqués ont manifesté en grand nombre devant l'usine de fabrication de camions de marques Peterbilt et Kenworth, située au nord-est de l'intersection des autoroutes 15 et 640.

Certains ne cachaient pas leur amertume devant la tournure des événements.

C’est vraiment difficile, car ça fait trois conventions sur quatre qu'ils s’en vont en lock-out, déplore le président du syndicat local, Dominic Guay.

Les deux dernières semaines de négos se sont bien passées autant sur la table qu’à l’intérieur de l’usine. Le monde a continué à faire de beaux camions de qualité […] D’apprendre qu’on est en lock-out, c’est vraiment décevant.

Dominic Guay, président du syndicat local Paccar – Sainte-Thérèse

Selon Unifor, les enjeux de cette négociation portent essentiellement sur l'assurance collective et le régime de retraite. L'employeur offrirait notamment des retraites moins généreuses aux employés actuels qu'aux retraités.

Paccar a refusé de commenter le rejet de son offre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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