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L’actualité qui a marqué le week-end

Radio-Canada

La contestation de la loi sur la laïcité de l’État prend une tournure inattendue, l’attaque au couteau de Londres prend un virage politique et les conservateurs provinciaux tentent de se faire voir sur la scène fédérale. Voici le résumé de l'actualité qui a marqué le week-end.


Loi sur la laïcité de l’État : rebondissement

La façade de l'édifice

L'historien Frédéric Bastien a jeté un pavé dans la mare, dimanche matin, en s'attaquant à la crédibilité de la juge en chef de la Cour d'appel du Québec.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Le feuilleton de la contestation de la loi 21 sur la laïcité de l’État a pris une tournure inattendue dimanche.

La juge en chef de la Cour d’appel, Nicole Duval Hesler, qui doit se pencher sur le dossier, fait en effet désormais l’objet d’une plainte devant le Conseil canadien de la magistrature.

La juge Duval Hesler, qui doit notamment évaluer le bien-fondé de la demande d’appel des opposants à la loi sur la laïcité, aurait manqué à son devoir de réserve et devrait se récuser, selon le professeur d’histoire Frédéric Bastien qui est à l’origine de la plainte.

M. Bastien, qui songe à se présenter à la course à la chefferie du Parti québécois, clame notamment que lors des audiences préparatoires « la juge en chef a déclaré que "c’est écrit en toutes lettres dans la loi" que les femmes voilées sont visées par la loi ».

« Cette affirmation est fausse. Comment la juge peut-elle dire une fausseté en plein tribunal, sinon en raison de son parti-pris favorable au multiculturalisme canadien », demande-t-il.


Une suite politique à l'attaque au couteau de Londres

Deux policiers bloquent le passage menant au pont de Londres.

L'attaque est survenue vendredi sur le pont de Londres, où deux personnes sont mortes et trois autres ont été blessées.

Photo : Reuters / Simon Dawson

À la suite de l’attaque au couteau qui a fait deux morts, vendredi, sur le pont de Londres, la discussion s’est transportée sur le terrain politique.

À 10 jours des élections, le premier ministre britannique Boris Johnson a accusé les travaillistes d'être à l'origine d'une loi ayant permis la libération anticipée automatique de l'assaillant. Usman Khan, 28 ans, est sorti de prison en 2018, six ans après sa condamnation pour des infractions terroristes.

M. Johnson a affirmé que pour toutes les infractions terroristes et extrémistes, la condamnation prononcée par le juge doit être effectivement purgée : ces criminels doivent purger chacun des jours de leur peine, sans exception.

Des membres de l'opposition ont dénoncé de leur côté l'instrumentalisation à des fins politiques de l'événement effectuée par le premier ministre Johnson. Ils ont aussi montré du doigt les coupes budgétaires dans les services d’encadrement des anciens prisonniers effectuées sous les conservateurs.


Conseil de la fédération : les conservateurs s’activent

Les trois premiers ministres sont assis sur des chaises l'un à côté de l'autre devant des drapeaux canadiens et de leurs provinces respectives.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, celui de l'Ontario Doug Ford et leur homologue de Saskatchewan, Scott Moe

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

À la veille de l’ouverture du Conseil de la fédération, qui se tient lundi à Mississauga, les premiers ministres conservateurs occupent le devant de la scène.

Alors que le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, veut parler de pipeline et de réforme du système de péréquation, en Ontario et en Saskatchewan, Doug Ford et Scott Moe misent sur une augmentation des transferts fédéraux dédiés à la santé.

Les premiers ministres de l’Ontario et de la Saskatchewan se sont aussi joint cette fin de semaine à celui du Nouveau-Brunswick pour annoncer leur soutien à l’instauration de petits réacteurs nucléaires modulaires qui pourraient, selon eux, contribuer à la lutte aux changements climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre reliés au secteur de l’énergie.


Mort nébuleuse en CHSLD

Une voiture de police devant un bâtiment avec l'inscription « Centre d'hébergement Roland-Leclerc ».

La police de Trois-Rivières s'est rendue au Centre d'hébergement Roland-Leclerc, dimanche matin.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

L'octogénaire blessé vendredi soir au Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Roland-Leclerc, à Trois-Rivières, a succombé à ses blessures dimanche matin.

La famille soutient que c’est un gardien de sécurité, engagé par une firme sous-traitante, qui aurait bousculé l’homme atteint d’alzheimer, provoquant sa chute, une fracture au crâne et une hémorragie cérébrale.

Les autorités de la santé de la région affirment que tous les intervenants ont agi de façon correcte, mais a néanmoins enclenché une enquête interne.

La police de Trois-Rivières et le Bureau du coroner tentent de leur côté d’éclaircir les circonstances du décès.


Le Canadien Mark Carney prend (encore) du galon

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney

Photo : Reuters / POOL New

À la veille de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, COP25, à Madrid, du 2 au 13 décembre, l'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a été nommé envoyé spécial des Nations unies pour le climat.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, l'a qualifié de « remarquable pionnier » pour avoir mis de la pression sur monde de la finance afin qu’il se joigne aux efforts pour combattre les changements climatiques.

« L'information sur les risques liés aux changements climatiques doit devenir exhaustive, la gestion des risques associés aux changements climatiques doit être transformée, et l'investissement visant à créer un monde carboneutre doit devenir la norme », a déclaré M. Carney, qui dirige la Banque d'Angleterre.


Lock-out à l’usine Paccar de Sainte-Thérèse

Ils sont devant l'usine.

Des syndiqués d'Unifor manifestent.

Photo : Twitter / Syndicat Unifor

L’usine, qui emploie environ 1400 travailleurs, produit des camions de marques Peterbilt et Kenworth.

Leur convention collective était arrivée à échéance samedi après que les employés eurent repoussé à 61 % la précédente offre patronale.

Il s’agit du troisième conflit de travail en quatre conventions collectives dans cette usine qui appartient à une entreprise américaine qui applique la règle du « no contract, no work », soit « pas de contrat de travail, pas de travail ».

Les négociations se poursuivent et la nouvelle proposition de Paccar sera soumise au vote lundi à Laval.


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