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Le parti de Jason Kenney affiche son unité

Jason Kenney salue ses militants d'un pouce levé, sous les applaudissements de ses ministres, debout derrière lui.

Les militants conservateurs ont confirmé leur large soutien au gouvernement de Jason Kenney.

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Laurent Pirot

Sept mois après sa large victoire, le Parti conservateur uni de Jason Kenney a célébré pendant trois jours son unité et sa conviction d’être sur la bonne voie pour transformer l’Alberta comme il l’avait promis.

Les membres veulent que nous nous occupions de remettre l’Alberta au travail et d’obtenir une entente équitable avec Ottawa, a résumé le premier ministre Jason Kenney à la fin de l’assemblée générale de son parti, qui se tenait à Calgary.

Venu prendre le pouls de son parti, Jason Kenney n’a pas été contesté par les quelque 1700 militants présents. 

Il leur a affirmé que 39 % des promesses de campagnes étaient en voie d’être réalisées. On ne fait que commencer, a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris.

Sept mois après les élections, si les gens n’étaient pas contents, on aurait un problème.

Ric McIver, ministre des Transports

Les sujets qui soulèvent la controverse n’ont pas pris beaucoup de place. La frange religieuse du parti a porté plusieurs fois l’attention sur les sujets qui lui sont chers, comme la place de l’enseignement religieux ou l’avortement, mais ces débats ont été rapidement abandonnés

La ministre de l’Éducation, Adriana LaGrange, a écarté l’idée d’accorder aux élèves des écoles privées religieuses un financement équivalent à celui consacré aux élèves des écoles publiques.

Quant à l’avortement, c’est un service de santé légal, a balayé le ministre de la Santé, Tyler Shandro, qui n’a pas l’intention de s’aventurer sur ce terrain.

Référendum sur la péréquation

La question d’un référendum rapide sur la fin de la péréquation a été soulevée à plusieurs reprises, mais Jason Kenney maintient qu’il veut utiliser ce référendum comme une menace pour obtenir satisfaction dans ses négociations avec le gouvernement fédéral.

Il a confirmé sa proposition d’organiser un tel référendum lors des élections municipales de l’automne 2021 si la construction du pipeline Trans Mountain était retardée et si Ottawa n’assouplit pas les règles pour l’approbation des projets d’infrastructures.

Négociations sur le fonds de stabilisation

Jason Kenney, qui retrouve ses homologues pour le Conseil de la fédération dès dimanche soir, espère que les provinces pourront s’entendre pour demander à Ottawa la fin du plafond des versements au titre de la stabilisation. Ce programme est prévu pour aider les provinces à absorber une soudaine baisse de leurs revenus.

Nous allons mettre l’accent, parmi les premiers ministres, sur la question du programme de stabilisation. C’est une façon de donner à l’Alberta un peu plus d’équité dans la Fédération sans coût pour les autres provinces, a dit Jason Kenney.

Les coupes engagées pour équilibrer le budget provincial et les milliers de suppressions de postes dans la fonction publique n’ont pas vraiment donné lieu à un débat. Certaines décisions peuvent sembler draconiennes ou controversées, mais je pense qu’ils s’en tiennent à leurs principales promesses, observe le militant Martin Owen.

Jason Kenney trouve les manifestations normales alors qu’il demande des efforts budgétaires. Il a suggéré que le nombre de postes supprimés pourrait être revu à la baisse, notamment si les fonctionnaires sont prêts à accepter des sacrifices sur leurs bénéfices.

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