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L'incertitude entourant les droits fonciers autochtones ralentit l'économie de l'Ouest

Michael Wernick, assis à une table, devant un micro.

L'ancien greffier du Conseil privé, Michael Wernick, lors de son témoignage devant le comité parlementaire de la justice en mars à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

L’ancien plus haut fonctionnaire du Canada estime que l’incertitude entourant les droits fonciers autochtones des provinces de l’Ouest ralenti les économies régionales.

Michael Wernick, qui a pris sa retraite de greffier du Conseil privé en avril dans le tourbillon de l’affaire SNC-Lavalin, demande aux ministres de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba de promettre de résoudre le dossier dans les cinq prochaines années.

Il en a fait l’annonce lors d’un discours devant le groupe de réflexion Canada 2020 dont il a ensuite fourni des détails supplémentaires lors d’un entretien avec CBC. « Clarifions qui possède quoi. Agrandissons les assises territoriales des Autochtones à des dimensions justes », a-t-il déclaré.

Aux premiers ministres Kenney, Moe et Pallister : l’incertitude à propos des droits fonciers autochtones freine la croissance économique de vos provinces.

Michael Wernick, ancien greffier du Conseil privé

M. Wernick estime que les premiers ministres de l’Ouest montrent du doigt Ottawa et bloquent les pourparlers pour résoudre les revendications en attente des terres visées par les traités qui ont été promises, mais qui n’ont jamais été rendues aux Autochtones.

Il s’agit de centaine de millions d’acres qui s’étendent de l’Alberta au nord-ouest de l’Ontario.

En général, le processus des droits des traités verse des fonds à une Première Nation qui rachète ses terres ou en lui donnant des terres de la Couronne contrôlées par les provinces.

M. Wernick rappelle que de nombreux projets de ressources naturelles sont malmenés, en raison de l’incertitude qui entoure l’appartenance de ces terres à développer.

Critiques balayées

Les premiers ministres de l’Alberta et de la Saskatchewan ont rejeté les critiques de l’ancien haut fonctionnaire, en expliquant qu’ils avançaient à grands pas pour régler ces réclamations.

Nous avons fait plus que n’importe quelle autre province pour régler ces revendications territoriales 

Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, n’a pas répondu à une requête de CBC.

Les propos de M. Wernick interviennent dans un contexte de ralentissement économique dans les Prairies. Ce ralentissement, disent les provinces de l’Ouest, est surtout la faute d’Ottawa qui n’a pas assez encouragé l'expansion du pipeline Trans Mountain et dont les lois environnementales freinent la croissance.

D'après les informations d'Olivia Stefanovich

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