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Congés d'adoption : la « méconnaissance » du gouvernement décriée

Deux adultes tiennent une fille par la main.

La Fédération des parents adoptants dénonce la création d'une «sous-classe» pour les familles au Québec.

Photo : iStock

La Presse canadienne

La « méconnaissance » du gouvernement est la seule hypothèse avancée par les organismes œuvrant dans le milieu de l'adoption pour expliquer son projet de loi sur le Régime québécois de l'assurance parentale.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a présenté jeudi le projet de loi 51, qui bonifie le nombre de semaines de congé parental des familles adoptives, sans toutefois le porter à égalité avec celui des familles biologiques, contrairement à ce qui avait été promis par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le projet de loi favorise également les parents adoptants à l'international, qui auraient chacun droit à cinq semaines supplémentaires s'ils doivent séjourner à l'extérieur du Québec.

La nouvelle a été très mal reçue par la Fédération des parents adoptants du Québec, qui a réuni cinq autres organismes du milieu pour faire front commun contre ce projet de loi.

Ils dénoncent une discrimination à l'endroit des enfants adoptifs et la création d'une sous-classe pour les familles qui adoptent au Québec.

Bonification jugée insuffisante

L'ensemble des familles adoptives a présentement droit à 37 semaines de prestations partageables entre les parents. De leur côté, les familles biologiques ont droit à 55 semaines, soit 32 semaines de congé parental, en plus de 18 semaines de maternité et de cinq de paternité.

La CAQ s'était engagée à combler cet écart en campagne électorale.

Or, en vertu du projet de loi 51, les familles adoptives auraient maintenant droit à un total de 42 semaines de congé, soit 32 semaines de prestations partageables, et chacun des parents bénéficierait de cinq semaines de prestations exclusives, pour un total de 42 semaines.

Le ministre Boulet s'est défendu jeudi en affirmant qu'il ne faut pas sous-estimer les effets physiologiques d'une grossesse et d'un accouchement.

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