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Ce que des Manitobains vivant avec le VIH veulent que vous sachiez

En cette journée mondiale de lutte contre le sida, un Manitobain séropositif lance un message d'inclusion.

Marco Sousa pose pour la caméra dans la salle des nouvelles de Radio-Canada.

Marco Sousa a appris qu'il était séropositif à l'âge de 23 ans.

Photo : Radio-Canada / Caitlyn Gowriluk

Radio-Canada

Quand Marco Sousa a reçu son diagnostic du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) à 23 ans, il a cru que sa vie était terminée.

C’était terrifiant. Je me suis isolé et ma santé mentale a décliné. Je ne voulais parler à personne, ni mes amis ni ma famille, se rappelle-t-il.

Après quelques mois, il commence à informer son entourage.

J’ai eu la chance d’avoir une famille très ouverte et aimante. C’est à ma mère que je l’ai dit en premier. Elle m’a répondu : "OK, dis-moi simplement ce que je dois savoir et comment nous pouvons gérer la situation", dit-il.

Marco Sousa a reçu beaucoup d’information et d’aide au centre de santé communautaire Nine Circles. Aujourd’hui, il fait partie du groupe consultatif de personnes vivant avec le VIH consulté par le centre sur la manière de sensibiliser le public et de faire disparaître les stéréotypes sur le virus.

En cette Journée mondiale du sida, qui coïncide cette année avec le premier jour de la Semaine de sensibilisation au sida chez les Autochtones, Marco Sousa mentionne certaines choses que les Manitobains doivent savoir à propos de ceux qui vivent avec le VIH, selon le groupe.

« Apprenez à me connaître avant de juger »

Marco Sousa dit que ce premier point est extrêmement important. Vous ne voyez pas la maladie quand vous me regardez, n’est-ce pas?

Bien que les choses aient changé depuis qu’il a reçu son diagnostic, il y a environ 13 ans, la stigmatisation reste un obstacle énorme pour ceux qui vivent avec le VIH.

Il est aujourd’hui possible de contrôler le virus et, donc, de vivre une longue vie normale, mais les effets sur la santé mentale sont importants. Si vous connaissez quelqu’un vivant avec le VIH/SIDA, il est important de le soutenir, de lui parler, affirme-t-il.

« N’ayez pas peur de nous »

Marco Sousa dit qu’il voit souvent des réactions mitigées de la part des gens à qui il annonce qu’il est séropositif. Parfois, ils ne savent pas quoi dire, ils semblent incertains s’ils peuvent me serrer la main ou me prendre dans leurs bras, dit-il.

Il veut donc rappeler que le VIH ne peut pas être contracté par un contact physique comme une poignée de main. La persistance du mythe peut être dommageable. On se sent sale et indésirable, admet-il.

« Ne me demandez pas comment j’ai été infecté »

Ce n’est pas important, dit Marco Sousa, selon qui la question est intrusive et inappropriée.

Vous ne demanderiez pas à un diabétique pourquoi il a cette maladie ou comment quelqu’un s’est retrouvé avec des taches de rousseur sur la peau, cite-t-il en exemple. 

Autres suggestions

Marco Sousa souhaite également que les personnes gardent à l’esprit ces suggestions du groupe consultatif du centre de santé communautaire Nine Circles.

Les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir une famille et entretenir des relations saines avec des personnes séronégatives.

Le VIH n’est pas une punition et peut toucher n’importe qui.

Le VIH est, comme toute autre maladie chronique, il faut juste prendre ses médicaments.

La stigmatisation du VIH est aussi forte qu’il y a 20 ans. Les médicaments aident à vivre plus longtemps, mais la stigmatisation tue.

Tout le monde a intérêt à prévenir le VIH. Il est important que tout le monde soit testé.

Avec les informations de CBC'S Weekend Morning Show

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Manitoba

Santé physique et mentale