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Les 1400 employés de Paccar en lock-out à Sainte-Thérèse

Des syndiqués de Unifor qui manifestent.

Des syndiqués d'Unifor manifestent. Le lock-out décrété par Paccar à son usine de Sainte-Thérèse touche 1400 travailleurs.

Photo : Twitter / Syndicat Unifor

Radio-Canada

Les 1400 travailleurs de l’usine de Paccar de Sainte-Thérèse, affiliés au syndicat Unifor, sont en lock-out depuis minuit, malgré la poursuite des négociations. Leur convention collective venait à échéance samedi.

La direction de Paccar applique la règle du pas de contrat, pas de travail [no contract, no work] pour imposer un lock-out qui, selon le syndicat, est désolant.

Dès que le contrat de travail a été échu, la direction de Paccar a imposé le lock-out. Toujours selon le syndicat, c’est la politique de l’entreprise, basée dans l’État de Washington, de ne pas autoriser le travail sans convention collective.

Quelques dizaines de syndiqués ont donc commencé à faire du piquetage la nuit dernière devant l’usine de Sainte-Thérèse, qui produit des véhicules commerciaux.

C’est le troisième conflit de travail en quatre conventions collectives, explique le représentant national d’Unifor Martin Lambert. Les membres voudraient que leur syndicat poursuive les négociations en lieu et place de devoir piqueter dehors, habitués un peu à cette politique-là, a-t-il expliqué.

Divergences sur les retraites

Les négociations avaient repris samedi, dans l’espoir de dénouer l’impasse. Les négociations achoppent sur le régime de retraite et sur l’assurance collective. La mésentente ne se situe pas au niveau salarial.

Une travailleuse a affirmé que présentement, il y a deux groupes pour le plan de retraite, et disons que le groupe B perd beaucoup comparativement au groupe A. Elle se demande pourquoi tout le monde n’aurait pas droit au même plan de retraite?

Unifor rappelle que les travailleuses et les travailleurs se prononceront, demain, sur une nouvelle offre patronale, et s’indigne de la manière de procéder de l’entreprise.

Déjà vendredi, les employés de Paccar avaient rejeté à 61 % l’offre qualifiée de globale et de finale par l’entreprise.

Le moral est bon malgré le fait que ce soit un temps très froid. On est bien organisés cette année, on a une roulotte de chantier, puis on est prêts.

Un employé

Le syndicat ne veut pas dire s’il recommande ou non la nouvelle proposition de Paccar qui sera soumise au vote lundi à Laval.

Paccar a un historique de conflits de travail assez longs. Dans les années 1990, la direction avait même fermé l’usine, qui avait rouvert avec l’aide du gouvernement du Québec, et principalement de Bernard Landry.

L’usine de Paccar à Sainte-Thérèse emploie environ 1400 travailleurs et produit des camions de marques Peterbilt et Kenworth.

Avec les informations de Michel Marsolais

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