•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature », implore Antonio Guterres

Le secrétaire de l'ONU a nommé le Canadien Mark Carney envoyé spécial sur l’action climatique.

Écoutez le compte-rendu de Valérie Micaela Bain.

Photo : Reuters / Sergio Perez

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les décideurs du monde n’ont pas déployé les efforts adéquats pour freiner les changements climatiques et leurs conséquences sur la planète et ses habitants, estime Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU.

Le point de non-retour est désormais proche, prévient M. Guterres devant les médias à la veille de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques COP25 à Madrid, en Espagne, qui a lieu à partir de lundi et jusqu'au 13 décembre.

Un sommet censé concrétiser l'Accord de Paris sur le climat.

Le point de non-retour n'est plus loin à l'horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse.

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU

M. Guterres, qui brosse un tableau sombre de la situation, déplore un manque de volonté politique pour limiter l'augmentation de la température de la planète à 1,5 degré Celsius, pense qu’il est encore possible d’y arriver.

Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature et la science nous dit que nous pouvons le faire.

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU

Nous devons tout simplement arrêter de creuser et de forer. Il faut arrêter les subventions aux énergies fossiles et les constructions de centrales à charbon, insiste le secrétaire général de l’ONU.

M. Guterres cible particulièrement les pays les plus émetteurs de CO2, qui ne font pas leur part. Sans eux, notre objectif n'est pas atteignable, ajoute-t-il.

Les experts rappellent que seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020. Ils ne représentent que 8 % des émissions mondiales, selon les experts.

Ces mêmes experts doutent aussi que de grandes économies comme la Chine fassent des annonces lors la COP.

Encore moins les États-Unis qui ont confirmé leur retrait de l'Accord de Paris l'an prochain.

Nomination de Mark Carney

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney

Photo : Reuters / POOL New

L'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a été nommé envoyé spécial des Nations unies pour le climat. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé dimanche cette nomination au cours d'un entretien avec des journalistes à Madrid.

M. Carney entrera officiellement en fonction lorsque son mandat à la tête de la Banque d'Angleterre prendra fin, l'an prochain. Durant son mandat, le Canadien a joué un rôle clé dans la gestion de l'économie britannique malgré le tumulte provoqué par le Brexit.

Il s'est fait connaître à l'échelle internationale au cours de son mandat de cinq ans à la Banque du Canada. Son nom s'est retrouvé sur la liste des personnalités « les plus influentes » dressée par le magazine américain Time.

L'information sur les risques liés aux changements climatiques doit devenir exhaustive, la gestion des risques associés aux changements climatiques doit être transformée, et l'investissement visant à créer un monde carboneutre doit devenir la norme.

Mark Carney

Originaire des Territoires du Nord-Ouest, M. Carney est diplômé en économie de l'Université Harvard. Il est titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en économie de l'Université Oxford. Il est reconnu dans les milieux financiers pour avoir aidé le Canada à traverser la crise financière de 2008 en maintenant les taux d'intérêt bas.

Antonio Guterres l'a qualifié de « remarquable pionnier » pour avoir mis de la pression sur monde de la finance afin qu’il se joigne aux efforts pour combattre les changements climatiques.

En 2011, il avait été nommé à la tête du Conseil de stabilité financière pour superviser les réformes financières mondiales.

Il discute depuis des années des implications des initiatives de lutte contre le changement climatique pour le secteur financier dans le monde.

M. Carney a notamment insisté sur l'importance de la résilience du système financier, afin qu'il puisse s'adapter et financer efficacement la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Il a aussi dirigé diverses initiatives internationales visant à améliorer la gestion et la divulgation d'informations.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Changements climatiques

International