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Un brigadier scolaire happé à Trois-Rivières, des collègues craignent pour leur sécurité

Un bâtiment avec l'inscription «École Notre-Dame-du-Rosaire».

L'accident a lieu au croisement du boulevard Notre-Dame et de la rue Bélanger aux abords de l'école Notre-Dame-du-Rosaire.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Radio-Canada

Un brigadier scolaire a été happé vendredi après-midi aux abords de l'école Notre-Dame-du-Rosaire, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. C'est la deuxième fois en un an qu'un tel accident se produit.

Cette fois, la victime est un homme qui en était à sa première semaine comme brigadier scolaire devant l'école Notre-Dame-du-Rosaire. Celui-ci a été gravement blessé et est toujours hospitalisé.

La vitesse ne serait pas en cause, mais la police de Trois-Rivières croit plutôt que la conductrice aurait été éblouie par le soleil et n’aurait pas vu le brigadier au milieu de la chaussée. Un scénario que trop familier pour Denise Bolduc, elle aussi gravement blessée il y a un an, alors qu'elle exerçait son métier.

Encore aujourd’hui, les séquelles de Mme Bolduc sont encore bien présentes. Elle marche avec une canne et ne pourra plus jamais retourner au travail selon ses médecins.

En apprenant la nouvelle de ce deuxième accident, elle dit avoir frissonné et eu le cœur à l'envers. Elle rappelle aussi que les brigadiers ont une mission, soit de protéger les enfants. Ils ne devraient donc pas faire face au danger de cette façon.

Pour le Syndicat des brigadiers de Trois-Rivières, la situation est insupportable. Je demande aux automobilistes, que quand ils sont sur les coins de rue ou quand il y a des brigadiers et brigadières, d'être beaucoup plus vigilants et de nous respecter, implore la présidente Suzanne Pelletier.

Avec des manteaux jaunes et une pancarte rouge, le message est clair : les brigadiers ont le sentiment d'être suffisamment visibles.

Les gens ne sont pas respectueux, ils ne font pas attention, ils sont distraits. On est en plein milieu de la rue avec nos pancartes et nos grands manteaux jaunes et ils nous disent : "On t'a pas vu".

Suzanne Pelletier, présidente du Syndicat des brigadiers de Trois-Rivières

La Ville n'a pas compris que la ville avait grossie, dit le syndicat

Mais malgré tout, en raison des récents événements, certains craignent pour leur vie. Je suis pas là pour me faire tuer. Je suis là parce que je veux prendre l'air puis je veux marcher, je veux m'occuper des enfants. Je veux pas me faire tuer, se désole la brigadière Hélène Duplessis.

Une femme vêtue d'un manteau jaune et tenant un signe d'arrêt dans les mains.

À la suite des récents événements, Hélène Duplessis craint maintenant pour sa vie.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Si une part de la responsabilité revient aux automobilistes, le syndicat croit que la Ville a aussi son rôle à jouer en sécurisant davantage certains passages piétons. Deux [fois] dans la même année. La Ville n'a pas compris que la ville avait grossie, il y a beaucoup plus de trafic, de vas-et-viens. Il faut qu'ils remédient à ça, ajoute Suzanne Pelletier.

Le 4 décembre prochain, les brigadiers se réuniront à Trois-Rivières sur le thème de la santé et de la sécurité au travail. Une rencontre qui était déjà prévue, mais qui prend aujourd'hui tout son sens.

D’après le reportage d’Alexandre Lepoutre

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