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Jason Kenney promet d'arracher une « entente raisonnable » pour l'Alberta

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, s'exprime au micro lors de l'assemblée générale de son parti.

Jason Kenney portera ses doléances auprès du premier ministre Justin Trudeau le 10 décembre.

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Laurent Pirot

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, en croisade pour renégocier la place de l’Alberta au sein de la Fédération, a promis de tout faire, sans jamais s’excuser, pour obtenir gain de cause malgré la résistance « des élites laurentiennes ».

Rien de ce que nous demandons n’est déraisonnable !, a lancé Jason Kenney devant les militants de son Parti conservateur uni réunis en assemblée générale dans un hôtel de Calgary.

Le dirigeant albertain a répété la longue liste de demandes adressées à Ottawa, à commencer par un engagement du gouvernement Trudeau à construire le doublement du pipeline Trans Mountain et à assouplir le projet de loi C-69 sur l’évaluation environnementale des grands projets d’infrastructures.

Péréquation et police provinciale

Il réclame aussi une réforme de la péréquation et un paiement rétroactif de 1,7 milliard de dollars pour compenser les pertes enregistrées par le budget albertain après la chute des prix du pétrole.

L’Alberta réfléchit aussi à la possibilité de prendre le contrôle de certaines responsabilités et à la création, par exemple, d'une police et d'un système de pension albertains.

Tout ce que nous demandons tient du bon sens et reste dans le cadre des pouvoirs du gouvernement fédéral. Et ça n’enlèvera rien aux autres provinces, a plaidé Jason Kenney.

Ces propositions ont reçu le soutien des militants du Parti conservateur uni lors de cette assemblée. Leur chef a promis de porter le message au conseil de la Fédération qui rassemble les autres premiers ministres à partir de dimanche à Toronto.

Les Albertains ont travaillé pour Ottawa pendant trop longtemps. Il est temps qu’Ottawa travaille pour nous.

Jason Kenney, premier ministre albertain

Jason Kenney a demandé au gouvernement libéral de commencer à nous écouter et d’arrêter de bloquer notre capacité à développer nos ressources. C’est mon travail d’expliquer à quel point leur politique économique destructrice fait mal aux hommes et aux femmes ici en Alberta.

C’est vraiment un enjeu de vie ou de mort, a-t-il assuré, en rappelant que la crise de l’économie albertaine s’accompagne aussi d’une hausse des suicides.

Notre gouvernement est prêt à utiliser tous les outils légaux, économiques et constitutionnels à notre disposition pour gagner une entente équitable pour l’Alberta au sein du Canada, a menacé Jason Kenney. 

Référendums en 2021

Le gouvernement albertain, qui fait face à la montée d’un sentiment séparatiste, promet notamment d’organiser un référendum sur la fin de la péréquation en octobre 2021 s’il n’obtient pas satisfaction dans ses négociations.

Les militants conservateurs ont aussi souhaité l’organisation d’un autre référendum visant à obtenir l’inscription dans la Constitution canadienne du droit pour les provinces d’exporter leurs ressources naturelles.

Pour le moment, les premiers contacts avec le nouveau gouvernement minoritaire de Justin Trudeau sont encourageants. Mais, en fin de compte, ce seront les actions qui compteront, pas les mots, a-t-il noté. 

Jason Kenney doit rencontrer Justin Trudeau à Ottawa le 10 décembre. Ce sera leur première rencontre depuis les élections fédérales.

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