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Le changement de nom divise à Asbestos

La municipalité d'Asbestos souhaite changer de nom en 2020.

Photo : Google Map

Radio-Canada

Après l’annonce du changement de nom de la municipalité d’Asbestos, les citoyens qui y vivent sont partagés sur cette orientation.

Pour certains, une consultation publique serait de mise avant de procéder à un tel changement.

Tout ce que ça va occasionner, ça me pue au nez, annonce un citoyen.

Une situation rare

Entre deux et cinq demandes du genre sont faites annuellement au Ministère des Affaires municipales, souvent pour moderniser le nom ou pour se distinguer d'une autre municipalité.

C'est pas des dossiers que je qualifie de fréquents, mais on l'a vu par le passé avec le dossier de la MRC de l'Amiante qui a changé de nom pour devenir la MRC des Appalaches, rappelle Marc-André Complaisance, le porte-parole du ministère des Affaires municipales.

Plusieurs étapes doivent être suivies avant d'officialiser un changement de nom.

Le premier geste à faire est d'adopter la résolution au conseil municipal, puis de s'adresser à la Commission de toponymie du Québec. Un avis public doit également être publié.

Si la ministre juge que le nombre d'oppositions est significatif, elle pourrait demander d'intervenir pour une audience publique et elle pourrait ordonner la tenue d'un scrutin référendaire.

Marc-André Complaisance, porte-parole du ministère des Affaires municipales

Le cas de la Paroisse de Disraeli

Changer le nom d'une municipalité ne laisse personne indifférente, c’est ce qu’ont constaté d’ex-élus de la Paroisse de Disraeli.

En 2017, l'ancien conseil municipal voulait renommer l'endroit Bellerive, pour éviter la confusion avec la ville de Disraeli.

Un mouvement d'opposition est né et les citoyens se sont d'ailleurs exprimés fortement contre le projet lors de l'élection municipale.

Tout a été fait dans la légalité, on a le rapport du juge qui nous dit que c'était correct, mais si c'était à refaire, on ferait un référendum, souligne Michel Bourgault, un ex-conseiller municipal.

La mairesse Jacynthe Patry explique que le scrutin s’est finalement transformé en élection référendaire sur cet enjeu.

C'était pas officiellement un référendum, on faisait campagne en disant qu'on voulait garder le nom, alors on leur disait venez voter. On reprochait au conseil de ne pas faire de consultation, je ne peux pas juger mon collègue d'Asbestos, mais moi en tant que citoyenne je voulais une consultation, explique-t-elle.

Pas de référendum à Asbestos, dit le maire

À Asbestos, le maire Hugues Grimard écarte déjà la possibilité de consulter l’ensemble de la population sur cette question dans le cadre d’un référendum.

Le maire consent que le sujet divise et qu'il ne pourra pas rallier toute la population. Il invite d'ailleurs à une rencontre d'information le 9 janvier prochain.

D’après le reportage d’Émilie Richard

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