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Comprendre le génome acadien : des participants recherchés

Ces recherches permettront de mieux comprendre des maladies héréditaires en Acadie.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un homme vêtu d'un sarrau blanc exhibe un coton-tige et une éprouvette.

Patrick St-Coeur, coordonnateur de la recherche

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des chercheurs sont à la recherche de 20 Acadiens de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, pour une étude unique sur le génome acadien.

Ce sont 420 individus qui participent à cette recherche pour mieux comprendre les maladies génétiques. Il en manque encore 20 sur les 60 personnes requises dans la région de Memramcook.

Un des critères d'admissibilité pour l'étude, c'est que la personne doit venir de Memramcook et avoir un grand-parent de la région, explique Patrick St-Coeur, , coordonnateur de la recherche au Réseau de santé Vitalité.

Maladies génétiques

Le but de la recherche, c'est vraiment de faire une carte génétique de la population acadienne au Nouveau-Brunswick afin de déterminer les prévalences de certaines maladies génétiques qu'on pourrait observer dans certaines populations dans la province, indique M. St-Coeur.

Les travaux sont en cours à Memramcook, considéré comme le berceau de l’Acadie. Les Acadiens y sont arrivés il y a près de 300 ans, mais le profil génétique des gens de la région est depuis demeuré assez homogène.

Les familles qui sont arrivées ici [...] leurs descendants sont toujours dans la région. Il y en a beaucoup qui sont partis ailleurs dans les zones de la Péninsule [acadienne], mais vraiment, il y a beaucoup d'Acadiens qui sont arrivés à Memramcook et qui sont demeurés, dit M. St-Coeur.

C’est une situation qui amène son lot de problèmes. Memramcook, au Nouveau-Brunswick, est un peu dans la même situation que les régions du Saguenay et du Lac-Saint-Jean, au Québec. Elles ont ceci en commun qu’on y retrouve davantage de maladies génétiques.

Quelqu'un peut être porteur d'une maladie, mais ne pas être malade, précise Patrick St-Coeur. L’un des buts de ces travaux est d'aller voir tout ce qui est porteur de gènes récessifs.

La possibilité d’avoir des enfants ayant des problèmes de santé risque donc d’y être plus élevée.

Un coton-tige et une éprouvette dans un emballage stérile.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les participants devront soumettre un échantillon.

Photo : Radio-Canada

C’est la première fois que des chercheurs se penchent sur le génome acadien. Ils ont commencé par Memramcook, puis ils se sont intéressés à Tracadie et à Shippagan.

Tout ce que les gens qui désirent y participer auront à faire sera de soumettre un échantillon par frottis buccal, c’est-à-dire qu’un peu de salive est recueillie dans la bouche avec un coton-tige. Le procédé est sans douleur.

Les premiers résultats de l'étude sur le génome acadien seront publiés d'ici 2021. 

D’après le reportage de Francis Pilon

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