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Les archives judiciaires comme témoins des changements sociaux

Première page du document retrouvé dans les archives du Séminaire de Rimouski

Une copie du testament politique rédigé par le patriote François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier en 1839 a été trouvée dans des archives de la BAnQ à Rimouski.

Photo : Gracieuseté - BAnQ

Laurence Gallant

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) convie le public samedi à se familiariser avec la recherche généalogique et à parcourir l’histoire criminelle et pénale à travers ses archives, dans ses bureaux de Gaspé et de Rimouski.

Les archives judiciaires et civiles, par exemple, peuvent témoigner grandement des particularités d’une époque donnée, affirme l'archiviste et coordonnateur pour BAnQ Rimouski Guillaume Marsan. Le système judiciaire est complexe en soi et a évolué à travers les décennies, soutient-il.

Évidemment il y a des dossiers célèbres : le fameux meurtre du seigneur Taché en 1839 qui a constitué la base de l’histoire du roman Kamouraska d’Anne Hébert, mais c’est aussi les petites archives criminelles, [...] qui sont extrêmement intéressantes à voir.

Guillaume Marsan, archiviste et coordonnateur à BAnQ Rimouski

Par exemple, en 1865, à l’église de Saint-Germain-de-Rimouski, qui est devenue par la suite la cathédrale, il y a un monsieur du nom de Joseph Gagné qui a refusé de se mettre à genoux pendant la communion et qui a été poursuivi en justice pour avoir troublé le culte religieux, et il a été déclaré coupable : il a fallu qu’il paye 5 $. On s’entend qu’en 1865, pour un cultivateur, c’est quand même beaucoup d’argent, raconte-t-il.

M. Marsan estime que seulement à Rimouski, les boîtes d’archives judiciaires, incluant les archives civiles, s’étirent sur un kilomètre si on les place bout à bout. Elles couvriraient de la fin du 18e siècle jusqu’à 1988, comme les palais de justice envoient à BAnQ ses archives criminelles au bout de trente ans.

Écouter l'entrevue de Guillaume Marsan à l'émission Même fréquence

Environ 5 % de la collection de Bibliothèque et Archives nationales du Québec seulement serait numérisé. Une visite sur place peut ainsi être riche en découvertes, d’autant plus que ces archives ne sont pour l’instant que très peu consultées, croit-il :

Ça vaut la peine. Les gens ont souvent tendance à penser qu'on a à peu près tout numérisé, mais ce n’est vraiment pas le cas.

Guillaume Marsan, archiviste et coordonnateur à BAnQ Rimouski

Il n’y a à peu près rien dans les archives judiciaires qui [est numérisé], parce que ce sont des archives relativement fragiles, elles sont souvent pliées, donc on a numérisé par exemple les greffes de notaire, les registres d'état civil, les journaux anciens : ce qui est souvent le plus demandé. Mais c'est la raison pour laquelle on fait ce genre d'ateliers-là [samedi] : pour que les gens se déplacent aussi et viennent consulter les bons d'archives physiquement, sur place.

L'édition du journal Le Progrès du Golfe qui a suivi la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

L'édition du journal Le Progrès du Golfe qui a suivi la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Photo : BAnQ

À Gaspé, l’activité Une histoire de famille est animée par la généalogiste recherchiste agréée Élaine Réhel, en partenariat avec le Musée de la Gaspésie.

À Rimouski, les curieux peuvent notamment consulter une base de données spécialement constituée des archives criminelles et pénales couvrant l’époque de 1850 à 1900, [...] ce qui fait que très rapidement, on peut [trouver] des archives non seulement peut-être de ses ancêtres, mais aussi de certaines thématiques en lien avec l’évolution de la société, certaines thématiques en lien avec l’histoire sociale, économique et politique du Bas-Saint-Laurent.

Ces activités se tiennent dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie qui se termine samedi.

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