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Selon une étude, la pollution atmosphérique réduit l'espérance de vie des Canadiens

Une femme porte un masque pour se protéger de la pollution.

Les chercheurs ont lié les données sur la pollution atmosphérique aux données de recensement de Statistique Canada concernant plus de neuf millions de Canadiens.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique ont découvert que, même à des niveaux très bas, la pollution atmosphérique est associée à une augmentation des risques de mortalité.

L’étude publiée cette semaine va même jusqu’à dire qu’il n’existe pas de niveau de pollution atmosphérique sans danger pour la santé.

Environ 10 000 personnes meurent prématurément chaque année en raison de la pollution atmosphérique, mentionne l’auteur principal de l’étude, Michael Brauer, en précisant que ce nombre est plus élevé que celui des effets de l’abus d’alcool.

En comparant les zones à forte et à faible pollution, les chercheurs ont constaté une augmentation d’au moins 5 % du risque de décès dans les zones plus polluées.

La pollution de l’air est un tueur silencieux 

Michael Brauer, auteur principal de l’étude

Michael Brauer souligne que même si le Canada est l’un des rares pays à atteindre les exigences de l’Organisation mondiale de la santé sur la qualité de l’air, les résultats sont inquiétants, car la plupart des Canadiens vivent dans des zones très polluées telles que les grands centres urbains.

Six mois de moins

L’étude a analysé les données météorologiques et les stations de surveillance de la pollution à travers le pays dans le but d’obtenir une estimation de la pollution atmosphérique par kilomètre carré depuis 1981.

Grâce aux données de recensement de Statistique Canada, les chercheurs ont ensuite pu déterminer le niveau de pollution atmosphérique auquel les Canadiens ont été exposés au fil du temps. Ils ont ensuite examiné les actes de décès afin d’établir la corrélation entre la pollution et le risque accru de mort.

Grâce à toutes ces données, nous avons déterminé que l’espérance de vie des Canadiens est en moyenne de six mois plus courte en raison de la pollution atmosphérique, explique Michael Brauer.

Il reconnaît que dans les 40 ou 50 dernières années, de nombreux efforts ont été faits pour réduire la pollution, mais que les villes peuvent encore en faire plus pour améliorer la qualité de l’air.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

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