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Des centaines d’emplois à combler à l’agence fédérale de cybersécurité

« Nous avons beaucoup de postes vacants parce que nous connaissons une croissance massive », affirme le principal recruteur du CST.

Deux mains tapent sur un clavier d'ordinateur.

Pour chaque tranche de 100 candidatures reçues par le Centre de la sécurité des télécommunications, une seule passe souvent à travers le processus.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) peine à trouver assez de Canadiens pour pourvoir ses postes vacants au moment même où il accroît sa présence en ligne.

L'organisme national de cryptologie du Canada a grandi l’an dernier avec le lancement du Centre canadien de la cybersécurité.

Ce dernier dirige l'intervention du gouvernement en matière de cybersécurité, il défend les cyberbiens d'Ottawa et conseille les industries, les entreprises et les citoyens canadiens sur la façon de se protéger en ligne.

Dans une journée typique, plus de 100 millions de tentatives d'infiltration malveillante peuvent être bloquées par l’équipe.

Nous avons beaucoup de postes vacants parce que nous connaissons une croissance massive. Nous ne connaissons pas nécessairement tous nos besoins en ce moment, explique Bruno Gervais, superviseur de l'équipe de recrutement du CST.

Nous n'avons pas assez de candidats techniques pour plusieurs postes. C'est un grand défi à relever.

Bruno Gervais, superviseur de l’équipe de recrutement

Pour pourvoir les postes vacants, le CST devra embaucher l’an prochain environ 150 employés à temps plein et 300 étudiants.

Pour travailler pour le CST, un candidat doit être citoyen canadien, avoir une cote de sécurité très secrète et ne pas avoir de casier judiciaire. La vérification rigoureuse des antécédents peut prendre à elle seule plus d'un an.

Bruno Gervais explique que pour chaque tranche de 100 candidatures reçues, une seule parviendra à passer à travers le processus – deux s'il a de la chance.

M. Gervais a fait une présentation vendredi lors d'un salon de l'emploi à Ottawa en vue de recruter du personnel. La première séance de présentation était pleine à craquer, avec environ 150 personnes assises et des dizaines d'autres debout à l'arrière pour entendre les présentations des recruteurs.

Dans l’auditoire, il y avait des étudiants, mais aussi des anciens combattants aux cheveux grisonnants. Certains étaient en costume tandis que d'autres, cheveux ébouriffés, portaient des chandails à capuchon.

Un édifice derrière un étang.

Le complexe du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) à Ottawa en 2013.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Des recrues recherchées tant au fédéral qu'au privé

Les nouvelles recrues ne sont pas en demande qu'au CST.

L'agence d'espionnage du pays, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), signale des problèmes de recrutement et de maintien en poste, tandis que la Gendarmerie royale du Canada a aussi besoin d'embaucher davantage de cyberexperts.

Les deux organismes avaient aussi des kiosques au salon de l’emploi, tout comme le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE, qui traite des renseignements financiers) et Sécurité publique Canada.

Il y a beaucoup de concurrence avec les Google, Facebook, Amazon et toutes les entreprises en démarrage. Les exigences sont très élevées. Les universités s'adaptent un peu en ce moment, dit M. Gervais.

La plupart des entreprises ont le même problème en ce moment, pas seulement au gouvernement, poursuit-il. Le fait que nous recherchons des citoyens canadiens n'aide pas parce qu'il y a beaucoup de non-Canadiens dans tous ces programmes dans les universités.

Le CST a tenté de faire preuve de créativité dans ses stratégies de recrutement. Plus tôt cet automne, il s'est associé à une entreprise d'Ottawa qui exploite des « salles d'évasion » récréatives; ceux qui se sont échappés de la salle de démonstration à temps et ont résolu un casse-tête bonus ont eu la chance de rencontrer un recruteur du CST.

Nous avons toujours du mal à faire savoir aux gens qui nous sommes, dit Gervais. Le plus grand obstacle pour nous, c'est que les gens ne savent pas qui nous sommes.

Avec les informations de Catharine Tunney de CBC

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