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Malgré les demandes américaines, les dépenses militaires du Canada resteraient stables

Zoom sur le drapeau du Canada qui figure sur l'uniforme porté par l'un des membres des Forces armées canadiennes.

En 2019, le Canada devrait financer les Forces armées à hauteur de 1,31 % du PIB, soit loin des 2 % demandés par Donald Trump.

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

La Presse canadienne

Les dépenses militaires canadiennes devraient rester stables cette année malgré les appels des États-Unis à les augmenter.

Cela pourrait créer des moments difficiles lorsque le premier ministre Justin Trudeau rencontrera d'autres dirigeants de l'alliance militaire de l'OTAN à Londres, la semaine prochaine.

Les 29 membres de l'OTAN ont convenu en 2014 de s'efforcer de porter à 2 % de leur produit intérieur brut leurs dépenses militaires en une décennie.

Cet engagement a pris une importance nouvelle ces dernières années depuis que le président américain Donald Trump demande à tous les alliés de l'OTAN de consacrer leur juste part à la défense.

Les nouveaux chiffres de l'OTAN publiés avant le sommet de Londres évaluent que le Canada ne dépensera que 1,31 % de son PIB pour ses forces armées cette année.

Il s'agit du même pourcentage que l'année précédente, et cela place le Canada au 20e rang sur les 29 membres de l'OTAN en ce qui a trait au rapport entre le PIB et les dépenses militaires.

Seuls neuf d'entre eux ont atteint l'objectif de 2 %.

Les membres de L'OTAN avaient également convenu en 2014 de consacrer 20 % de leurs dépenses militaires à de l'équipement. Au Canada, cette proportion devrait passer de 11,9 % à 13,3 %, ce qui classerait le pays au 24e rang sur les 29.

Le sujet des dépenses devrait tenir une place importante dans les discussions lorsque Justin Trudeau et d'autres dirigeants de l'OTAN se réuniront à l'occasion du 70e anniversaire de l'alliance, créée en 1949 pour protéger l'Amérique du Nord et l'Europe occidentale de l'Union soviétique.

Frustration trumpienne

Donald Trump a alimenté une grande partie de ce débat en reprochant publiquement à certains alliés européens de ne pas investir davantage dans leur propre défense. Le président américain et son administration ont également exprimé - tant en public qu'en privé - leur frustration face aux dépenses militaires du Canada.

Le président Trump a raison d'insister sur l'importance du fait que les alliés européens et le Canada doivent dépenser davantage.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN

Mais ils ne devraient pas investir dans la défense pour plaire au président Trump. Ils devraient investir dans la défense, car nous sommes confrontés à de nouvelles menaces et de nouveaux défis, a ajouté M. Stoltenberg vendredi lors d'une conférence de presse.

Ottawa a laissé entendre que ses dépenses militaires augmenteraient considérablement au cours de la prochaine décennie, en raison, entre autres, de l'achat de nouveaux avions de combat et navires de guerre, dont la facture devrait s'élever à environ 70 milliards de dollars.

La politique de défense du gouvernement libéral de 2017 montre néanmoins que les dépenses n'atteindront que 1,4 % du PIB d'ici 2024-2025.

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