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Suppression de 500 postes d'infirmières à prévoir en Alberta

Des infirmières passent dans un couloir d'hôpital .

Le Syndicat des infirmiers et infirmières unis de l'Alberta a reçu l'annonce des possibles suppressions d'emploi vendredi matin, 5 jours avant le début des négociations salariales. (archive)

Photo : Radio-Canada

Sarah Xenos

L’équivalent de 500 postes d’infirmières à temps plein pourrait être supprimé d’ici les trois prochaines années, estime Services de santé Alberta. Cette décision annoncée vendredi a aussitôt provoqué un tollé de la part du syndicat et de l’opposition.

Même si son budget reste stable, Services de santé Alberta (AHS) explique que la croissance et le vieillissement de la population augmentent la pression sur le système de santé et ses coûts. L’AHS se dit donc obligé d'équilibrer son budget autrement pour assurer un service de santé de qualité.

L'organisme affirme que, pour le moment, des postes d’infirmières et d’infirmières en santé mentale seront supprimés par attrition, c'est-à-dire sans renouveler les départs à la retraite et les postes non pourvus. Par contre, à partir du 1er avril, des mises à pied pourraient advenir si les départs ne sont pas suffisants.

Le critique de l'opposition officielle en matière de santé, David Shepherd.

Selon le député néo-démocrate David Shepherd, les infirmières sont en sous-effectifs.

Photo : Radio-Canada / Trevor Wilson

Le gouvernement part en guerre contre les travailleurs de la santé au lieu de leur fournir le support et les ressources nécessaires pour résoudre la pression croissante sur leur charge de travail, s’insurge le critique de l'opposition officielle en matière de santé, David Shepherd.

En plus des 500 postes d’infirmières en soins de première ligne qui seraient supprimés à travers la province, 60 postes à temps plein en pédiatrie et en soins palliatifs sont aussi en jeu, dit l'AHS.

À l’aube des négociations

Le Parti conservateur uni avait promis à plusieurs reprises durant la dernière campagne électorale que les compressions budgétaires qu’il envisageait n’allaient pas toucher les infirmières de première ligne, écrit la présidente du Syndicat des infirmiers et infirmières unis de l’Alberta (UNA), Heather Smith, dans un communiqué.

En réaction à cette annonce, le syndicat a demandé une rencontre d’urgence avec le ministre de la Santé, Tyler Shandro. Cette rencontre n’aura cependant pas lieu, assure le cabinet du ministre, puisqu’elle pourrait interférer avec d'éventuelles négociations avec l’UNA.

Le début des négociations salariales est en effet prévu le 4 décembre, alors que la convention collective, qui arrive à échéance en mars 2020, sera renégociée à partir de janvier.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, soutient que le gouvernement a tenu sa promesse de ne pas réduire le budget de l’AHS. L'AHS doit toutefois trouver un moyen de répondre aux coûts croissants des services pour une population vieillissante, explique-t-il.

L’organisme Friends of Medicare demande au ministre de la Santé de réexaminer l’impact que la réduction des services de santé de première ligne pourrait avoir sur le système de santé en général.

Dans un système déjà surchargé, essayer d'économiser de l’argent en éliminant du personnel de première ligne semble absurde.

Sandra Azocar, directrice générale de Friend of Medicare

Ce mois-ci, le gouvernement avait d’ailleurs demandé aux employés du secteur public d'accepter une réduction allant de 2 % à 5 % de leur salaire.

Le 20 novembre, l'UNA s’était rassemblé devant l’édifice de l’assemblée législative pour protester notamment contre le manque de moyens accordés à la santé.

Avec la collaboration de Mirna Djukic

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Alberta

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