•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une politique internationale qui mise sur les étudiants étrangers

Plan rapproché de Mme Girault.

Nadine Girault, députée caquiste de Bertrand et ministre des Relations internationales et de la Francophonie, à l'Assemblée nationale, en juin 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Alexandre Courtemanche

Le gouvernement a l'intention de miser sur le recrutement d'étudiants étrangers au cours des prochaines années pour combattre la pénurie de main-d'œuvre.

Un effort spécifique sera mené pour le recrutement des étudiants internationaux. Le gouvernement renforcera la participation québécoise aux événements internationaux de recrutement et de réseautage. Il soutiendra les établissements d'enseignement.

Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

Parmi les cinq nouvelles priorités de la vision internationale du Québec, dévoilée vendredi avant-midi par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se trouve le recrutement de la main-d'œuvre et du talent.

Un enjeu bien connu de la société québécoise, qui doit faire face à une pénurie de plus en plus importante de main-d'œuvre.

Des approches contradictoires du gouvernement?

La nouvelle tombe quelques semaines à peine après le très controversé projet de loi visant en outre à resserrer le Programme de l'expérience québécoise, à propos duquel le gouvernement a finalement reculé.

Les manifestants avec leurs pancartes.

Les manifestants contre la réforme du programme de l'expérience québécoise (PEQ) devant l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti québécois en matière de relations internationales, Joël Arseneau, n'a pas manqué l'occasion de relever l'apparence de contradiction.

Il se demande également si le Québec a le moyen de ses ambitions, puisque les initiatives proposées ne sont pas chiffrées.

Dans le plan, ce qu'on a, c'est une déclaration d'intention, qui est positive, qu'on appuie, si elle peut être corroborée par le ministère de l'Immigration dans les prochains jours, les prochaines semaines. Maintenant, on attendra le budget du mois de mars prochain, pour savoir si on a les moyens de nos ambitions.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti québécois en matière de relations internationales

Le premier ministre François Legault se défend de mettre en place des politiques contradictoires. Selon lui, l'objectif de la réforme proposée par Simon Jolin-Barette, et de celle de Nadine Girault reste le même.

Ce qu'on veut, c'est que les étudiants étrangers viennent contribuer à l'économie du Québec. Il nous manque de monde en génie, il nous manque de monde en informatique, il nous manque de gens capables d'attirer encore plus d’investissements privés [...] l'objectif reste le même : d'abord servir l'économie.

François Legault, premier ministre du Québec

L'UQAR se réjouit et rêve grand

Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski, Jean-Pierre Ouellet, accueille cette annonce d'un très bon œil. Elle constituerait la promesse de développements futurs pour l'UQAR.

Ce que je constate est très positif, pour améliorer la capacité qu'on a d’accueillir des étudiants et étudiantes, mais aussi favoriser que nos étudiants/étudiantes aillent à l'international pour suivre des formations. Faire également en sorte que l'on puisse avoir davantage de programmes concertés entre des universités étrangères et l'UQAR.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'Université du Québec à Rimouski
Affiche de l'UQAR

L'Université du Québec à Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le document présenté souligne également l'apport des différents centres de recherche pour faire progresser le Québec, dont fait partie l'Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime.

Finalement, selon le recteur, la nouvelle vision permettra aux ministères québécois d'avoir des actions concertées, ce qui constitue une chance pour les régions.

La politique présentée réserve, parmi les trois fondements de l'action internationale du Québec, une place de choix aux régions. Sans en détailler les mesures, il est souligné que le gouvernement souhaite mieux servir les régions.

Devant cette approche, Jean-Pierre Ouellet a bon espoir que les modifications que voulait apporter le gouvernement au PEQ sont choses du passé. Il se permet même de rêver à un élargissement de ses critères d'admissibilité.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Immigration