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Capitales Médias et Desjardins : Péladeau accuse Fitzgibbon de sexisme

Pierre Karl Péladeau répond aux questions des journalistes à l'Assemblée nationale.

Dans une lettre au premier ministre, Pierre Karl Péladeau accuse le ministre de l’Économie de sexisme.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau, déplore de voir le premier ministre François Legault cautionner l’« attitude rétrograde » du ministre Pierre Fitzgibbon, qui a mis en doute l’indépendance de Sylvie Lalande, vice-présidente du conseil de Québecor et administratrice en chef et présidente du conseil de Groupe TVA.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation a fait ce commentaire mardi, interrogé par les journalistes sur la décision du Mouvement Desjardins de ne pas participer au plan de sauvetage de Groupe Capitales Médias (une possibilité qui sera finalement réanalysée par Desjardins).

M. Fitzgibbon leur avait alors suggéré de vérifier les personnes qui siègent au conseil d'administration de Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD), qui aurait pu accorder les fonds à Capitales Médias. C’est le cas de Mme Lalande ainsi que d’une administratrice de Québecor, Chantal Bélanger.

Outré que l’entreprise que [s]on père a démarrée et [qu'il a] le privilège de diriger depuis plusieurs années […] ait été interpellée par le ministre, M. Péladeau a publié vendredi sur Twitter une lettre adressée au premier ministre Legault.

Il y a accusé Pierre Fitzgibbon de véhiculer des préjugés sexistes et a défendu l’intégrité de Sylvie Lalande.

Il est de mon devoir de vous faire connaître mon indignation de voir votre ministre s’attaquer à l’intégrité d’une femme de grande expérience qui a consacré sa vie à défendre le rôle des femmes dans le milieu économique. Depuis plus de cinq ans, Mme Lalande assume avec rigueur et discipline la présidence du conseil d’administration de TVA, a-t-il écrit.

Le Québec devrait promouvoir l’avancement des femmes dans tous les domaines et particulièrement dans le monde des affaires. Votre ministre nous ramène en arrière par ses déclarations intempestives faites sans réflexion et pleines de préjugés.

Pierre Karl Péladeau, PDG de Québecor

Répondant aux journalistes qui le questionnaient sur cette lettre vendredi après-midi, François Legault a répété deux fois que son ministre n’avait aucune raison de s’excuser.

J’ai demandé à mon directeur de cabinet de parler à M. Péladeau et de lui dire que, d’abord, ça n’a rien à voir avec le fait que ce soit un homme ou une femme, a relaté M. Legault. Et deuxièmement, tout ce qu’a dit M. Fitzgibbon, c’est qu’il y avait une apparence de conflit d’intérêts, point final. Donc il n’y a rien pour s’excuser. Il n’y a rien pour s’excuser.

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