•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une nouvelle équipe pour lutter contre le crime organisé à Québec

Un homme avec des menottes

Un homme avec des menottes

Photo : iStock

Jonathan Lavoie

Le Service de police de la Ville de Québec a maintenant une unité permanente de cinq policiers dédiée à la lutte contre le crime organisé.

La demande de financement de 585 000 $ a été officialisée dans le budget 2020 de la Ville de Québec, mais les policiers affectés à cette nouvelle équipe sont à l’oeuvre depuis plusieurs mois déjà.

Le chef Robert Pigeon indique que depuis février ils ont procédé à l’arrestation de 40 individus liés au crime organisé, principalement pour des infractions en matière de trafic de stupéfiants.

Le haut de la pyramide touche de moins en moins au travail sur le terrain, note le plus haut gradé du SPVQ.

Selon Robert Pigeon, la tendance actuelle est de collecter des redevances auprès des petits revendeurs.

Ça crée une pression énorme entre les revendeurs au niveau des territoires et des collectes parce que lorsqu'on ne paie pas au bon moment et à la bonne date, on a de la visite et ça enclenche tout un phénomène de violence.

Il y a des gens de Montréal qui venaient ici collecter des revendeurs de drogues sur notre territoire, a raconté Robert Pigeon devant les élus municipaux réunis en comité plénier pour l’étude du budget du service policier.

Le chef du SPVQ estime toutefois qu'il ne faut pas nécessairement y voir un retour en force des Hell's Angels sur le territoire.

Robert Pigeon, chef du SPVQ

Robert Pigeon, chef du SPVQ

Photo : Radio-Canada

On a neutralisé cette menace-là. Ceci dit, le crime organisé étant ce qu’il est, il est en train de se refaire des racines. [...] On n’attend pas que les choses dégénèrent, on s’y attarde.

Robert Pigeon

Le SPVQ collabore toujours à l’Escouade nationale sur répression contre le crime organisé, chapeauté par la Sûreté du Québec, mais il a réduit sa participation pour libérer les sommes nécessaires à la création de l’unité locale.

Intervention en santé mentale

Le chef Robert Pigeon a aussi voulu sensibiliser les élus au fait que les policiers de Québec passent de plus en plus de temps à gérer des cas liés à des problèmes de santé mentale, d'itinérance ou de toxicomanie.

Les policiers qui interviennent auprès d'une personne ivre, par exemple, peuvent avoir à gérer la situation pendant plusieurs heures parce qu'aucun organisme n'accepte les personnes intoxiquées.

Il existe des trous de services, comme un centre de dégrisement, souligne Robert Pigeon.

Plus on augmente la capacité des organismes communautaires, plus on aide les policiers à faire leur travail.

Robert Pigeon, chef du SPVQ

Dans les dernières semaines, le maire Régis Labeaume a mentionné à plusieurs reprises que la Ville arrivait au bout de ces ressources pour faire face aux problèmes de santé mentale et d'itinérance.

Mercredi, il a demandé un million de dollars au gouvernement provincial pour venir en aide rapidement aux gens dans le besoin à l'approche de l'hiver.

S'il n'a pas eu de confirmation que des fonds seront débloqués, il estime que la ministre de la Santé est à l'écoute et que le dossier pourrait cheminer rapidement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Politique municipale