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Lourdes pertes pour les agriculteurs de la Nouvelle-Écosse en 2018

Une branche de vigne brunie sous un ciel grisâtre.

Les feuilles de vignes flétries, victimes du gel, au vignoble Benjamin Bridge en Nouvelle-Écosse, en juin 2018.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Radio-Canada

Minés par un épisode de gel tardif, les agriculteurs de la Nouvelle-Écosse ont encaissé des pertes importantes en 2018, selon les données que vient de dévoiler Statistique Canada.

Les pertes des agriculteurs de la province se sont élevées à 40 millions de dollars en 2018. En 2017, ils avaient collectivement perdu 16,5 millions de dollars.

Bien que leurs revenus aient augmenté de 6 millions pour atteindre 573 millions de dollars en 2018, les dépenses ont bondi. Elles sont passées de 517 millions de dollars en 2017 à 545 millions de dollars en 2018, une hausse de 28 millions de dollars.

Des fraisiers dans un champ de l'Î.-P.-É.

Les pertes ont particulièrement touché les agriculteurs de fruits, qui ont connu une période de gel tardif.

Photo : CBC

Un gel tardif survenu en juin 2018 a porté un dur coup aux producteurs de fruits en particulier, et plusieurs d’entre eux n’ont jamais pu rattraper ce faux départ. Les vignobles et les plantations de sapins destinés à la vente de Noël ont aussi été sérieusement touchés.

Les gouvernements fédéral et provincial avaient annoncé un soutien financier au secteur agricole à la suite de cet événement météorologique.

Les agriculteurs néo-écossais ne sont pas les seuls dans les Maritimes à avoir éprouvé des difficultés l’année dernière. À l’Île-du-Prince-Édouard, les profits ont chuté de 60 % en 2018 comparativement à 2017.

Dans l’ensemble du Canada, les bénéfices nets des agriculteurs se sont chiffrés à 3,6 milliards de dollars, en baisse de 56 % comparativement à 2017.

Victor Oulton, le président de la Fédération de l’agriculture de la Nouvelle-Écosse et propriétaire d’une ferme familiale dans le comté de Hants, s’attend à une autre mauvaise année en 2019. Il n’y a pas eu de période de gel inusitée, mais un printemps froid et humide est venu contrecarrer les plans de plusieurs agriculteurs, dit-il. L’ensemencement s’est fait de deux à quatre semaines plus tard que d’habitude chez certains.

Avec les informations de CBC

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