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La police de Québec enquête sur des menaces contre un ingénieur

Une porte de garage vandalisée

L’ingénieur Jean-Michel Munger est pris pour cible par le groupe.

Photo : ATAQ

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a ouvert une enquête à la suite de la diffusion d’un communiqué inquiétant ciblant l’ingénieur associé du Groupe Genius, Jean-Michel Munger, dont les projets immobiliers dans le quartier Saint-Jean-Baptiste suscitent la colère de militants antiembourgeoisement.

Parue jeudi, la missive est signée par le groupe Anti-Touristes-Action-Quebec (ATAQ). L’ATAQ se décrit comme un regroupement de personnes qui n'en peuvent plus de voir le quartier s'embourgeoiser. Il dit n’avoir ni porte-parole, ni plan d'action, ni structure décisionnelle fixes.

Dans son communiqué, le groupe accuse la Ville de Québec d’encourager la multiplication maladive et envahissante des immeubles à condos. L'ATAQ estime notamment que le quartier Saint-Jean-Baptiste est pris d’assaut par les appartements locatifs en mini-hôtels-similiauthentiques.

L’ingénieur Jean-Michel Munger est directement pris pour cible par le groupe, qui lui reproche sa mauvaise gestion du bâtiment de l'ancienne boucherie Bégin située au 500 rue Saint-Jean à Québec.

L'immeuble a été démoli pour faire place à un édifice abritant un espace commercial et des condominiums.

Le communiqué est accompagné d’une photographie d’une porte de garage vandalisée. Munger détruit le quartier, peut-on y lire. L'ATAQ poursuit en formulant des menaces à l’égard de l’ingénieur.

Pensez-y bien avant de continuer votre business ici. Si ça change pas, on repassera vous voir. Cette fois-ci ce sera chez vous, indique le groupe.

Interrogé par Radio-Canada sur la nature de ces déclarations, le groupe dit vouloir laisser place à l'imagination.

On dira une chose: si tu continues de détruire nos vies, on détruira la tienne, a indiqué le groupe dans un échange de courriels avec Radio-Canada.

La porte-parole du SPVQ, Sandra Dion, a confirmé, vendredi, qu'une enquête avait été ouverte en lien avec cette affaire.

Ce dossier est sous enquête présentement et aucun autre détail ne sera divulgué pour ne pas nuire à l’enquête.

Sandra Dion, porte-parole au SPVQ

« Tourists Go Home »

Sans revendiquer directement les graffitis hostiles aux touristes apparus récemment à Québec, le groupe d'extrême gauche dit vouloir continuer de vandaliser des infrastructures pour faire entendre ses revendications.

Un graffiti invite les touristes à rentrer chez eux

La hausse du nombre de touristes dans le Vieux-Québec entraîne bien sûr son lot de problèmes pour les résidents du secteur.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Selon le groupe de militants, les actions citoyennes entamées par le passé pour mettre un frein à l’embourgeoisement du quartier Saint-Jean-Baptiste ne suffisent plus.

L’ingénieur Jean-Michel Munger a préféré n'émettre aucun commentaire dans ce dossier. Nous [...] laisserons la police faire son travail, a-t-il simplement indiqué dans un courriel adressé à Radio-Canada.

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