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Une initiative du RikiFest avortée en raison du contexte de la cathédrale

Enseigne coloré à l'effigie du festival Riki-Fest, à Rimouski.

Le RikiFest souhaitait organiser un concert d'une journée à l'intérieur de la cathédrale de Rimouski. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Julie Tremblay

Le conflit actuel entourant la cathédrale Saint-Germain de Rimouski a eu raison d'une initiative du RikiFest, qui souhaitait y organiser un concert d'une journée dans le cadre de son festival hivernal.

Les organisateurs de l'événement prévoyaient ouvrir les portes de la cathédrale pendant quelques heures afin de permettre aux citoyens de se réapproprier l'église fermée au public depuis 5 ans.

Ce serait une journée, un espèce de concert non-stop où plusieurs styles musicaux, plusieurs artistes viendraient jouer, explique l'un des organisateurs du RikiFest, Jean-Louis Chaumel. Il y aurait de l'orgue, mais aussi du jazz, de la musique électronique, des percussions, de la musique des Caraïbes...

On veut donner le goût aux citoyens de Rimouski de se réapproprier la cathédrale, de voir que oui, il est possible de faire des choses à l'intérieur de ce grand bâtiment.

Jean-Louis Chaumel, administrateur du RikiFest
L'un des administrateurs du RikiFest de Rimouski, Jean-Louis Chaumel

L'un des administrateurs du RikiFest de Rimouski, Jean-Louis Chaumel

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La Fabrique Saint-Germain s'est dite charmée par ce projet, mais l'organisation a cependant refusé d'ouvrir le bâtiment pour cet événement ponctuel. Les marguilliers expliquent que la cathédrale a été décrétée dangereuse il y a cinq ans et que dans le contexte, ils ne peuvent accepter cette proposition.

On a un scellé [sur la cathédrale], c'est comme quand les policiers vont mettre un scellé autour d'un environnement qu'on ne peut pas franchir. Quelqu'un qui le ferait s'expose énormément à des situations complexes.

Jean-Charles Lechasseur, marguillier

M. Lechasseur estime que la Fabrique a déjà son lot de situations complexes à gérer, notamment puisqu'elle est toujours sans président, qu'elle est poursuivie par l'Archevêché et que l'église qu'elle gère n'est plus assurée.

Il ajoute que pour que de tels projets voient le jour, des réparations doivent être faites au préalable.

M. Lechasseur devant un tapis représentant la naissance de Jésus.

L'un des quatre marguilliers de la Fabrique Saint-Germain, Jean-Charles Lechasseur

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

De l'art pour dénouer l'impasse

Plusieurs artistes avaient également manifesté leur intérêt à participer à l'événement, notamment le guitariste Samuel Thériault, qui considère que ce concert était une occasion de faire autre chose que ce qui se passe à l'habitude dans les églises.

Je trouve que c'est dommage que ça fasse 5 ans que la cathédrale soit fermée et qu'on ne puisse pas avoir d'attractions avec cette cathédrale-là, qu'on ne puisse pas investir là-dedans... Je trouve que la musique, avec l'orgue qu'il y a là-bas, c'est l'une des plus belles façons de faire découvrir au monde cette cathédrale, affirme le musicien.

Samuel Thériault accoté sur son étui de guitare

Le guitariste Samuel Thériault considère que la musique peut permettre aux Rimouskois de redécouvrir la cathédrale Saint-Germain.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

M. Chaumel, pour sa part, se dit très déçu de ce refus. L'idée était vraiment que cet événement soit neutre, rassembleur, dit-il. Il précise que son organisation avait reçu l'aval de sa compagnie d'assurances pour la tenue de l'événement et que le RikiFest était prêt à fournir des casques à tous les participants, au besoin.

Selon lui, l'argument de la dangerosité évoqué par la Fabrique est discutable.

À notre avis, ce n'est pas un argument très solide. [La Fabrique] aurait dû discuter avec les gens qui ont émis ce règlement-là pour nous permettre d'y aller modestement, une journée, même s'il fallait condamner certaines parties de la cathédrale, plaide-t-il.

La Fabrique affirme pour sa part qu'elle est prête à collaborer avec le RikiFest ou d'autres organisations comme le FestiJazz ou l'Océanic de Rimouski pour tenir des événements à l'intérieur de la cathédrale, mais que des travaux doivent être faits au préalable.

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